Le calendrier a pris tout le monde de court. Le 6 février 2026, Sonia Mabrouk annonçait son départ de CNews.

Une semaine plus tard, le vendredi 13 février, elle officialisait également sa démission d’Europe 1. Deux décisions successives qui marquent une rupture nette avec le groupe détenu par Vincent Bolloré, auquel elle était liée depuis près de vingt ans.
La journaliste de 49 ans n’a pas invoqué un simple choix de carrière. Elle a clairement expliqué son désaccord avec le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne, alors que la Cour de cassation a confirmé début janvier sa condamnation pour corruption de mineurs. Selon Sonia Mabrouk, ses prises de position, largement partagées en interne, ont conduit à une situation qu’elle dit regretter, tout en assumant ses propos.
Initialement, après son annonce du 6 février, elle devait assurer un préavis d’un mois sur CNews. Mais dès le 8 février, elle révélait être dispensée de cette période par la direction. Son départ de la chaîne d’information a donc été accéléré, mettant fin à neuf années de collaboration.
Beaucoup pensaient toutefois qu’elle poursuivrait son interview politique matinale sur Europe 1, là où elle avait fait ses premiers pas en 2005. Pourtant, dans un communiqué adressé à l’AFP, elle a expliqué quitter également la station “dans un souci de cohérence”, malgré son attachement à cette radio qui a lancé sa carrière.
Cette double rupture marque un tournant important pour l’une des intervieweuses politiques les plus identifiées du paysage audiovisuel français. À ce stade, Sonia Mabrouk n’a annoncé aucune nouvelle destination. Des discussions seraient évoquées du côté de France Télévisions, tandis que certains observateurs mentionnent le groupe TF1, notamment BFMTV ou LCI.
En attendant, cette séquence reste l’un des épisodes médiatiques les plus marquants de ce début d’année 2026.
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