Elle aurait pu profiter de sa victoire à la Star Academy pour ne parler que de musique, de projets, de tournée. Pourtant, Amber Jadah a choisi d’évoquer une part plus intime de son histoire. Une part liée à son père biologique, qu’elle décrit comme « distant ».

À 18 ans, elle impressionne par sa maturité. Elle ne cherche ni à régler des comptes ni à susciter la compassion. Elle parle d’un lien qui n’a jamais vraiment existé. « On n’a jamais été très proches », dit-elle simplement. Une phrase qui résonne d’autant plus fort qu’elle est prononcée sans colère apparente.
Pendant l’aventure au château de Dammarie-les-Lys, elle a vécu des moments intenses. Parmi eux, sa reprise du titre Si seulement je pouvais lui manquer de Calogero. Cette chanson, qui raconte l’absence d’un parent, a pris une dimension personnelle évidente. Elle explique que ce morceau lui tenait à cœur, qu’il est arrivé « au bon moment ».
La musique devient alors un exutoire. « C’est plus facile de s’exprimer en musique », confie-t-elle. Sur scène, elle peut laisser parler l’instinct, les émotions enfouies. Elle ne sait pas si son père a vu cette prestation. Elle n’avait pas encore accès à son téléphone et restait coupée du monde extérieur.
Ce qui surprend, c’est son détachement face à l’idée d’un éventuel rapprochement. « Je n’attendais rien », affirme-t-elle. Elle n’a pas participé à la Star Academy pour changer sa relation avec son père. Elle l’a fait pour elle, pour son rêve d’enfant : devenir artiste.
Ce rêve, elle le partage avec sa mère, Nabila Belaidouni. Avant la finale, cette dernière exprimait sa fierté sur les réseaux sociaux, évoquant la capacité de sa fille à « donner et recevoir » à travers la musique. Elle appelait les fans à voter, convaincue de son talent.
Aujourd’hui, Amber Jadah avance avec un nom qu’elle a choisi depuis des années. Un nom qui marque une ambition internationale, mais aussi une affirmation personnelle. Elle ne laisse pas son passé définir son avenir.
Sa confession n’a rien de spectaculaire, et c’est précisément ce qui la rend forte. Elle montre qu’on peut parler d’une absence sans s’y enfermer. Qu’on peut transformer un manque en moteur. Et qu’à 18 ans, il est déjà possible de tracer son propre chemin, sans attendre que quelqu’un d’autre ouvre la voie.
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