La décision est lourde de symboles. En quittant successivement CNews puis Europe 1, Sonia Mabrouk a clairement affiché son désaccord avec le maintien de Jean-Marc Morandini au sein du groupe détenu par Vincent Bolloré.

La condamnation de l’animateur pour corruption de mineurs, confirmée par la Cour de cassation début janvier 2026, a ravivé les tensions internes. Malgré cela, la direction a choisi de le conserver à son poste. Un choix que Sonia Mabrouk n’a pas cautionné.
Le 6 février, elle annonce son départ de CNews. Elle explique que ses propos, partagés en interne, ont créé une situation qu’elle déplore. Elle devait initialement rester à l’antenne durant un préavis d’un mois, mais la direction la dispense finalement de cette période dès le 8 février.
À ce moment-là, elle continue encore son émission politique matinale sur Europe 1. Mais une semaine plus tard, elle décide également de quitter la radio. Dans son communiqué, elle parle de cohérence. Rester sur Europe 1 tout en quittant CNews aurait envoyé un signal contradictoire.
Pour la journaliste, cette décision représente un sacrifice professionnel important. Elle avait débuté sur Europe 1 en 2005 et y avait construit sa légitimité comme intervieweuse politique. Son départ marque donc la fin d’une collaboration de plus de vingt ans.
Dans le paysage médiatique, cette prise de position ne passe pas inaperçue. Elle relance le débat sur la responsabilité éditoriale et l’image des médias. En attendant son prochain projet, Sonia Mabrouk entame une période de transition personnelle et professionnelle.
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