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Présidentielle 2027, retour impossible : la condamnation qui scelle l’avenir de François Fillon jusqu'en 2030

18 février 2026 - 13 : 25
par Clémence François Fillon est définitivement condamné dans l’affaire Penelopegate. Cinq ans d’inéligibilité, 375 000 euros d’amende, prison avec sursis : voici ce que l’ancien Premier ministre ne pourra plus faire avant 2030.

Plus de huit ans après les révélations qui ont bouleversé la campagne présidentielle de 2017, la justice a tranché de manière irrévocable. François Fillon est désormais définitivement condamné dans l’affaire dite du Penelopegate. L’ancien Premier ministre, qui avait formé un pourvoi après sa condamnation en appel, s’est finalement désisté, rendant sa peine définitive.

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Si l’ancien candidat à l’élection présidentielle évite l’incarcération ferme, il devra composer avec une sanction politique majeure : cinq années d’inéligibilité. Concrètement, cela signifie qu’il ne pourra se présenter à aucune élection avant 2030. Une décision lourde de conséquences pour celui qui, en 2017, incarnait la droite républicaine et espérait accéder à l’Élysée.

La peine confirmée comprend quatre ans de prison avec sursis, 375 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Une sanction qui s’inscrit dans le cadre d’un troisième procès, après un long feuilleton judiciaire marqué par plusieurs rebondissements et recours.

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Penelopegate : retour sur une affaire qui a bouleversé la présidentielle de 2017

L’affaire Penelopegate éclate en pleine campagne présidentielle, à quelques mois du scrutin de 2017. Des révélations mettent alors en cause des emplois supposés fictifs concernant Penelope Fillon, l’épouse de François Fillon. L’ancien Premier ministre est accusé d’avoir rémunéré sa femme comme assistante parlementaire, ainsi que deux de ses enfants, sans que le travail fourni ne soit clairement établi.

À l’époque, le scandale provoque un séisme politique. Candidat investi par Les Républicains après une victoire nette à la primaire de la droite, François Fillon était alors considéré comme l’un des favoris de l’élection présidentielle. Mais l’affaire fragilise sa crédibilité et altère profondément son image auprès des électeurs.

Le résultat est sans appel : lors du premier tour de la présidentielle, il obtient 20 % des voix et se trouve éliminé. Une défaite symbolique pour celui qui avait longtemps incarné une ligne politique rigoureuse et conservatrice.

L’enquête, puis les différents procès, ont confirmé la culpabilité de l’ancien chef du gouvernement pour détournement de fonds publics. La décision devenue définitive marque donc l’ultime étape judiciaire d’un dossier qui aura durablement marqué la vie politique française.

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Une peine lourde : prison avec sursis, amende et interdiction d’élection

Au fil des années, la peine prononcée contre François Fillon a évolué. En 2022, il avait été condamné à une sanction plus sévère : quatre ans de prison dont un an ferme, 375 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité. Cette décision avait ensuite été réexaminée.

Lors du troisième procès, la cour d’appel de Paris a finalement retenu une peine de quatre ans de prison avec sursis, une amende de 375 000 euros et cinq ans d’inéligibilité. L’ancien Premier ministre avait formé un recours, notamment devant la Cour européenne des droits de l’homme, mais il avait été débouté à l’automne dernier.

En se désistant de son pourvoi, il rend donc la décision définitive. Il évite ainsi la perspective d’une peine ferme, mais doit accepter l’interdiction de toute candidature électorale jusqu’en 2030. Cela exclut notamment toute participation à l’élection présidentielle de 2027, échéance majeure pour la droite française.

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François Fillon interdit d’élection jusqu’en 2030 : quelles conséquences politiques ?

L’interdiction de se présenter à une élection constitue une sanction particulièrement lourde pour une personnalité politique de premier plan. L’inéligibilité prive l’ancien Premier ministre de toute possibilité de retour direct sur la scène électorale nationale ou locale.

Concrètement, François Fillon ne pourra briguer ni un mandat parlementaire, ni une fonction municipale, ni un poste exécutif avant l’échéance fixée en 2030. Cette situation le place de facto en retrait institutionnel, même s’il conserve la liberté d’expression et d’analyse politique.

Pour la droite française, cette décision clarifie également les perspectives. Le nom de François Fillon ne pourra plus être évoqué dans les scénarios de recomposition ou de rassemblement à court terme. La présidentielle de 2027 devra se jouer sans lui.

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Une influence discrète mais réelle à droite

Malgré sa condamnation définitive, François Fillon n’a pas totalement disparu du paysage politique. Selon plusieurs informations publiées ces derniers mois, il continuerait à échanger avec des responsables de la droite parlementaire.

En juillet 2024, des révélations indiquaient qu’il aurait été consulté par certains cadres des Républicains, notamment au sujet du profil d’un éventuel Premier ministre susceptible de rassembler au-delà de sa famille politique après les élections législatives. Son expérience à Matignon et sa connaissance des dossiers économiques continuent d’être reconnues.

Il aurait notamment été sollicité pour son analyse sur les risques de crise financière et les profils techniques capables de rassurer les marchés. Même privé d’éligibilité, l’ancien chef du gouvernement reste une voix écoutée dans certains cercles politiques.

Cette influence informelle illustre un phénomène bien connu : une condamnation judiciaire peut écarter un responsable politique des urnes, sans pour autant effacer son réseau ni son expertise.

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Une page judiciaire qui se tourne définitivement

Avec cette décision définitive, le long feuilleton judiciaire lié au Penelopegate s’achève sur le plan pénal. Pour François Fillon, l’heure est désormais à la discrétion et à la mise en retrait institutionnelle.

La justice a ainsi clos un chapitre majeur de la vie politique française des années 2010. L’affaire aura profondément marqué l’opinion publique, alimenté les débats sur la transparence et l’utilisation des fonds publics, et redéfini le rapport entre justice et politique.

Si l’ancien Premier ministre évite la prison ferme, il reste durablement affecté par cette condamnation. L’inéligibilité jusqu’en 2030 constitue un frein déterminant à toute ambition électorale à court et moyen terme.

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Au-delà de la personne de François Fillon, cette décision rappelle la portée des sanctions prononcées en matière de probité publique. Elle souligne également le poids des affaires judiciaires dans le destin des responsables politiques, capables de transformer radicalement une trajectoire en quelques semaines.

D’ici à 2030, l’ancien candidat à l’Élysée restera donc dans l’ombre des institutions électives, observateur attentif et, peut-être, conseiller officieux. Mais une chose est désormais actée : aucun bulletin ne portera son nom avant la fin de cette période d’inéligibilité.

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Clémence
Je fais partie de la rédac' SBG, et j'aime écrire, sortir, m'amuser, manger (très important, ça aussi !) et partager. Je vous propose donc régulièrement de découvrir mes derniers coups de <3.