Mercredi 11 février 2026, la cour d’appel de Paris a refermé le dernier chapitre des plaidoiries dans le procès en appel des assistants des eurodéputés du Front national. Dans la salle, la tension était palpable.

Pour Marine Le Pen, ce moment marque le début d’une attente longue de 146 jours, jusqu’au verdict fixé au 7 juillet 2026. Une date désormais inscrite en rouge dans l’agenda politique français.
Figure centrale du Rassemblement national, deux fois finaliste de l’élection présidentielle face à Emmanuel Macron en 2017 puis en 2022, la députée du Pas-de-Calais voit aujourd’hui son avenir suspendu à cette décision. En première instance, elle avait été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme, 100.000 euros d’amende et surtout cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Une sanction lourde, immédiatement contestée par un appel.
Marine Le Pen sera fixée sur son sort le 7 juillet prochain. Elle n’attendra pas un pourvoi en cassation pour prendre acte d’une décision quant à la présidentielle de 2027
— C à vous (@cavousf5) February 12, 2026
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Ce nouveau procès n’était pas qu’une étape procédurale. Il constitue un tournant majeur pour celle qui envisageait de briguer à nouveau la magistrature suprême en 2027. Car si la cour d’appel confirmait l’inéligibilité, la stratégie du parti serait profondément bouleversée. L’hypothèse d’un passage de relais à Jordan Bardella, président du RN et favori dans plusieurs enquêtes d’opinion, deviendrait alors réalité.
Au lendemain des plaidoiries, les avocats de Marine Le Pen, Me Sandra Chirac Kollarik et Me Rodolphe Bosselut, se sont exprimés dans l’émission C à vous, présentée par Anne-Elisabeth Lemoine. Interrogé sur l’état d’esprit de sa cliente, Me Bosselut a décrit une femme “partagée entre deux sentiments”. Selon lui, elle n’est pas dans un décompte obsessionnel des jours. “Je ne pense pas qu’elle va faire le décompte des jours qui passent”, a-t-il expliqué, évoquant une attente maîtrisée mais consciente des enjeux.
D’un côté, il y aurait le désir d’en finir rapidement pour clarifier la situation et, le cas échéant, lancer la campagne présidentielle “avec ou sans elle”. De l’autre, une volonté ferme de voir les arguments juridiques examinés avec précision par la cour. Un équilibre délicat entre impatience politique et confiance procédurale.
Cette période de flottement intervient alors que le paysage politique français se prépare déjà à 2027. Si Marine Le Pen demeure l’une des personnalités les plus identifiées de la droite nationale, l’émergence de Jordan Bardella comme figure montante redistribue les cartes. Le jeune président du RN, régulièrement donné en tête des intentions de vote dans certains scénarios, pourrait incarner un nouveau cycle.
Pour l’heure, la principale intéressée reste dans l’attente. Le 7 juillet 2026 ne sera pas seulement un rendez-vous judiciaire. Ce sera un moment charnière pour l’équilibre des forces politiques françaises. Et peut-être la fin d’un cycle entamé il y a plus d’une décennie.
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