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« Ne pas mettre en l’air la Constitution » : la réponse ferme d’Emmanuel Macron à Bruno Retailleau

15 février 2026 - 18 : 15
par Laura Emmanuel Macron réagit aux propos de Bruno Retailleau sur les « dérives de l’État de droit » et défend la Constitution. Une séquence clé avant 2027.

La phrase a été prononcée avec calme, mais elle résonne fortement dans le paysage politique. Interrogé le 15 février sur Radio J, Emmanuel Macron est revenu sur les propos de Bruno Retailleau, désormais candidat déclaré à la présidentielle de 2027.

Ne pas mettre en l’air la Constitution : la réponse ferme d’Emmanuel Macron à Bruno Retailleau

L’ancien ministre de l’Intérieur avait assuré qu’il ne céderait ni à la violence, ni au politiquement correct, ni aux « dérives de l’État de droit ».

Pour Emmanuel Macron, ces mots appellent à la vigilance. « Il faut parfois changer des règles, mais il faut faire très attention à l’État de droit parce qu’il nous garantit la possibilité de vivre libre et ensemble », a-t-il déclaré. Mais c’est surtout une autre formule qui a marqué les esprits : « Il ne faut pas (…) mettre en l’air notre Constitution ou donner le sentiment aux Français que leurs problèmes viendraient de là ».

Cette mise en garde vise à protéger un principe central de la République. L’État de droit, avec ses contre-pouvoirs et ses garanties juridiques, constitue selon le président un socle indispensable. En sous-entendant que celui-ci se serait « retourné contre le droit des Français à vivre en paix », Bruno Retailleau ouvre un débat délicat.

Le chef de l’État a insisté sur le fait que les difficultés sécuritaires ou sociales peuvent être traitées sans affaiblir les institutions. Il a rappelé que le respect des contre-pouvoirs n’est pas une contrainte, mais une obligation démocratique.

Pendant ce temps, la droite s’organise. Laurent Wauquiez plaide pour une candidature unique afin d’éviter les divisions internes. Il évoque une primaire élargie qui pourrait aller de Gérald Darmanin à Sarah Knafo. La compétition interne s’annonce intense.

Cette séquence politique met en lumière une fracture stratégique. D’un côté, une volonté de durcir le discours pour répondre aux inquiétudes des électeurs. De l’autre, une défense ferme du cadre constitutionnel. À l’approche de 2027, le débat sur l’État de droit pourrait bien devenir l’un des axes majeurs de la campagne.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !