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Conseil d’État, Banque de France, Louvre… Les nominations explosives qui attendent Emmanuel Macron

14 février 2026 - 19 : 10
par Laura Conseil d’État, Banque de France, Louvre : les nominations à venir d’Emmanuel Macron s’annoncent hautement sensibles en fin de mandat.

Alors que la nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes fait déjà couler beaucoup d’encre, une autre séquence s’annonce décisive pour Emmanuel Macron. Dans les prochains mois, le président de la République devra procéder à plusieurs nominations stratégiques parmi les plus sensibles du quinquennat.

Conseil d’État, Banque de France, Louvre… Les nominations explosives qui attendent Emmanuel Macron

Le vice-président du Conseil d’État, le gouverneur de la Banque de France, le Défenseur des droits : ces fonctions clés structurent l’équilibre institutionnel français. À cela s’ajoutent des postes hautement symboliques comme la direction du musée du Louvre ou celle de l’Institut du monde arabe.

Historiquement, les fins de mandat présidentiel sont propices aux nominations. En 2012, Nicolas Sarkozy avait tenté de nommer Xavier Musca, alors secrétaire général de l’Élysée, à la tête de la Caisse des dépôts en pleine campagne présidentielle. Face à la polémique, il avait dû geler la décision.

Sous Emmanuel Macron, plusieurs proches ont déjà été nommés à des postes stratégiques. Jacques Mézard en février 2019 puis Jacqueline Gourault en mars 2022 ont rejoint le Conseil constitutionnel. Christophe Castaner a été nommé en 2022 au grand port maritime de Marseille et au tunnel du Mont-Blanc. Amélie de Montchalin elle-même avait été désignée ambassadrice de la France à l’OCDE la même année.

Ces décisions s’inscrivent dans le cadre constitutionnel de l’article 13, qui confère au président un pouvoir étendu de nomination. Ce pouvoir, pensé dès l’origine de la Ve République, permet au chef de l’État d’influencer durablement les institutions.

Le contrôle parlementaire existe, mais reste rare. En 2023, la nomination de Boris Ravignon à la tête de l’Ademe a été rejetée. En 2025, celle de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel a failli être bloquée à une voix près.

Dans ce contexte, chaque nomination à venir sera scrutée avec attention. Les équilibres politiques, les enjeux de transparence et les soupçons de proximité personnelle pèseront lourd dans l’analyse publique.

La fin de mandat d’Emmanuel Macron pourrait ainsi être marquée par une série de choix déterminants. Au-delà des débats politiques immédiats, ces nominations dessineront l’architecture institutionnelle française pour les années à venir.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !