La tempête Nils a laissé derrière elle un pays fragilisé. Depuis lundi, les perturbations ont traversé la France d’ouest en est, accumulant des précipitations importantes. Ce dimanche 15 février, 62 départements sont placés en vigilance jaune pour crues.

De la Bretagne avec le Finistère et les Côtes d’Armor, à la Normandie avec le Calvados, la Manche et l’Orne, en passant par les Pays de la Loire et la Vendée, l’eau est au cœur des préoccupations. Plus au sud, le Gard, l’Hérault, l’Aude, les Landes ou encore le Gers surveillent également leurs cours d’eau.
En région parisienne, Paris et les départements de la petite et grande couronne – Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Yvelines et Seine-et-Marne – sont eux aussi concernés. À l’est, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Moselle, les Vosges et le Doubs figurent sur la liste.
Cette vigilance jaune indique un risque de débordements localisés. Les petites rivières, en particulier, réagissent très vite aux pluies répétées. Les bassins versants sont saturés, rendant la situation instable.
La Gironde et le Lot-et-Garonne demeurent en vigilance rouge pour crues, tandis que treize départements sont en vigilance orange. Dans ces zones, le risque d’inondations importantes est plus marqué.
Les autorités recommandent la plus grande prudence : ne pas s’approcher des berges, ne pas s’engager sur une route inondée, protéger les biens sensibles si l’on habite en zone exposée.
Après le passage de Nils jeudi 12 février, la France reste sous tension hydrologique. Et même si la situation varie selon les territoires, l’ampleur des 62 départements en vigilance jaune montre que l’épisode dépasse largement une simple perturbation passagère.
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