À 11h15, heure française, Sophie Adenot a quitté la Terre. La fusée transportant l’équipage de la mission Epsilon s’est élancée vers la Station spatiale internationale, marquant un moment historique pour l’astronaute française de 43 ans.

Aux côtés de deux astronautes américains et d’un cosmonaute russe, elle entame un séjour de six à huit mois dans l’espace. Mais alors que l’émotion du décollage domine, une autre question suscite la curiosité : combien gagne-t-elle pour une mission aussi exceptionnelle ?
Depuis avril 2024, Sophie Adenot est astronaute certifiée de l’Agence spatiale européenne. Elle occupe le grade A3, attribué après la validation de la formation initiale. Ce niveau correspond à un salaire net mensuel compris entre 7 647,05 euros et 8 464,41 euros. En raison de sa situation familiale – elle est mariée et mère d’un enfant – elle perçoit le plafond de cette tranche, soit 8 464,41 euros nets par mois.
Ce montant constitue la base de sa rémunération. Mais son statut de fonctionnaire international à l’ESA lui ouvre également des avantages fiscaux notables. Elle ne paie pas l’impôt sur le revenu français ni les contributions sociales comme la CSG ou la CRDS. À cela s’ajoutent des indemnités spécifiques : indemnité de foyer pour personnes à charge, indemnité d’expatriation, primes pour travail le week-end et compensations liées à la dangerosité et à la durée des missions spatiales. Le détail exact de ces compléments reste confidentiel.
Le décollage à 11h15 symbolise l’aboutissement d’un parcours fulgurant. Moins de trois ans se sont écoulés entre le début de sa formation d’astronaute et son premier vol spatial, un délai particulièrement rapide au sein de l’ESA. Colonelle de l’Armée de l’air et de l’Espace, promue en 2025, elle incarne une double carrière militaire et scientifique de haut niveau.
À l’issue de cette mission vers l’ISS, elle pourra prétendre au grade A4, réservé aux astronautes ayant déjà effectué un vol spatial. Ce niveau permet d’atteindre un salaire net mensuel compris entre 8 886,75 euros et 9 778,49 euros. Une progression logique pour celle qui devient aujourd’hui l’un des visages majeurs de l’exploration spatiale française.
Lire aussi : "C'est votre échec" : Gilles Bouleau recadre Emmanuel Macron, ce moment télé qui a déstabilisé le président et glacé le plateau et "Il ne leur pardonne pas" : pourquoi Emmanuel Macron a brutalement coupé les ponts