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« Je souhaite une peine d’inéligibilité obligatoire » : la phrase d’Emmanuel Macron qui secoue la classe politique

13 février 2026 - 15 : 05
par Laura Emmanuel Macron réclame une peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus coupables d’actes ou propos antisémites et racistes, lors de l’hommage aux 20 ans de la mort d’Ilan Halimi.

Une phrase, prononcée avec gravité, qui pourrait bien marquer un tournant. Lors de la cérémonie rendant hommage à Ilan Halimi, assassiné il y a vingt ans, Emmanuel Macron a déclaré : « Je souhaite une peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus reconnus coupables d’« actes et propos antisémites et racistes ».

Je souhaite une peine d’inéligibilité obligatoire : la phrase d’Emmanuel Macron qui secoue la classe politique

Dans l’assistance, l’émotion était palpable. Le nom d’Ilan Halimi reste associé à l’un des crimes antisémites les plus marquants de ces dernières décennies. En janvier 2006, le jeune homme avait été enlevé, torturé pendant vingt-quatre jours par le « gang des barbares », puis abandonné agonisant.

En rappelant que « la barbarie antisémite n’a pas reculé, au contraire », Emmanuel Macron a dressé un constat inquiétant. Selon lui, l’antisémitisme continue de se transformer, de se diffuser, parfois sous des formes nouvelles.

La nouveauté réside dans la réponse proposée. Plutôt que de s’en tenir à une condamnation morale, le président souhaite instaurer un mécanisme automatique : toute condamnation d’un élu pour des actes ou propos racistes ou antisémites entraînerait une inéligibilité obligatoire.

Cette position vise à renforcer l’exemplarité des responsables publics. Dans l’esprit du chef de l’État, la démocratie repose sur des valeurs non négociables. Les élus incarnent la République ; s’ils trahissent ses principes, ils doivent en assumer les conséquences.

La déclaration pourrait susciter des débats intenses. Certains y verront une avancée majeure dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. D’autres interrogeront les modalités d’application d’une telle mesure.

Quoi qu’il en soit, le message est clair : vingt ans après la mort d’Ilan Halimi, la mémoire ne doit pas être seulement commémorative. Elle doit servir de levier pour renforcer l’arsenal juridique et politique contre la haine.

Emmanuel Macron a ainsi choisi de transformer un hommage en engagement. Une manière de rappeler que la lutte contre l’antisémitisme ne relève pas uniquement du passé, mais d’un combat toujours actuel.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !