Elle a remporté la dernière saison de la Star Academy sous les applaudissements du public. Souriante, rayonnante, déjà tournée vers l’avenir sous son nouveau nom de scène Amber Jadah, Ambre semblait avoir tout gagné.

Pourtant, derrière la lumière des projecteurs, la jeune chanteuse de 18 ans porte une histoire plus intime, plus fragile aussi. Une histoire qu’elle a accepté d’évoquer avec une sincérité désarmante : sa relation compliquée avec son père biologique.
Durant l’aventure au château de Dammarie-les-Lys, Ambre n’a jamais cherché à se victimiser ni à attirer la compassion. Mais certains moments sur scène ont pris une résonance particulière. Le 31 janvier, lorsqu’elle interprète Si seulement je pouvais lui manquer de Calogero, beaucoup comprennent qu’il ne s’agit pas d’un simple choix artistique. La chanson parle d’un parent absent, d’un enfant qui cherche une place dans le cœur de celui qui devrait l’aimer inconditionnellement. Pour Ambre, ce texte n’est pas abstrait.
La jeune artiste l’a expliqué avec pudeur : elle a grandi avec un père « distant ». « On n’a jamais été très proches », confie-t-elle. Pas de reproches violents, pas de détails accusateurs, simplement un constat. Une absence affective qui, avec le temps, devient une réalité intégrée. Elle reconnaît d’ailleurs ne pas savoir si son père a vu cette prestation si personnelle. À ce moment-là, elle n’avait toujours pas récupéré son téléphone, coupée du monde extérieur comme tous les élèves de la Star Academy.
Ce qui frappe dans ses propos, c’est cette phrase : « Je n’attendais rien. » Elle précise ne pas avoir envisagé l’émission comme un moyen de réparer quoi que ce soit avec son père. Elle ne s’est pas engagée dans l’aventure pour provoquer un rapprochement ou obtenir une reconnaissance tardive. Elle l’a fait « pour elle ». Une déclaration d’une maturité impressionnante pour une jeune femme de 18 ans.
Aujourd’hui, Ambre avance sous le nom d’Amber Jadah, un pseudonyme choisi depuis des années pour ouvrir sa carrière à l’international. Ce nouveau chapitre semble aussi symboliser une prise d’indépendance. Elle construit son identité d’artiste sans attendre validation ni réparation. Sa musique devient son terrain d’expression, son espace de vérité.
Si la relation avec son père reste distante, Ambre peut compter sur un soutien indéfectible : celui de sa mère, Nabila Belaidouni. Avant la finale, elle appelait publiquement à voter pour sa fille, évoquant « son rêve d’enfant ». Une présence constante, rassurante, qui contraste avec l’absence paternelle.
La victoire d’Ambre à la Star Academy n’efface pas le passé, mais elle prouve qu’on peut grandir malgré les manques. En choisissant de se confier sans dramatisation, elle montre qu’il est possible d’avancer sans attendre ce qui n’est jamais venu. Et c’est peut-être là sa plus grande force.
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