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Marie Portolano dénonce un chiffre qui embarrasse déjà la Coupe du monde 2026

11 juin 2026 - 20 : 30
par Clémence Marie Portolano dénonce le manque de femmes journalistes envoyées pour couvrir la Coupe du monde 2026. Un chiffre embarrasse les médias français.

La Coupe du monde 2026 n’a pas encore eu le temps d’installer pleinement son feuilleton sportif qu’un autre débat s’invite déjà dans les coulisses : la place des femmes dans la couverture médiatique du tournoi. Et c’est Marie Portolano qui a remis le sujet au centre de la table avec un chiffre difficile à ignorer.

Marie Portolano dénonce un chiffre qui embarrasse déjà la Coupe du monde 2026

Selon les éléments qu’elle dénonce, seulement 10 femmes feraient partie des 150 journalistes français envoyés pour couvrir la compétition. Une disproportion qui choque d’autant plus que le Mondial est l’un des événements médiatiques les plus suivis au monde. Pendant plusieurs semaines, les matchs, les conférences de presse, les analyses, les reportages et les émissions spéciales vont occuper une place immense dans les médias.

Ce chiffre ne parle donc pas seulement de football. Il parle de visibilité, d’accès aux grands rendez-vous et de reconnaissance professionnelle. Dans les rédactions sportives, de nombreuses femmes travaillent depuis des années, suivent les clubs, analysent les compétitions et interrogent les acteurs du terrain. Pourtant, lorsque l’événement le plus prestigieux arrive, leur présence reste très faible.

La prise de parole de Marie Portolano est d’autant plus forte qu’elle connaît parfaitement ce milieu. Elle s’est déjà engagée contre le sexisme dans le journalisme sportif et sait combien il peut être difficile, pour les femmes, d’être prises au sérieux dans un univers encore marqué par des réflexes très masculins. Son message n’est donc pas une simple remarque sur un casting médiatique : c’est une alerte sur un système qui évolue trop lentement.

La question est simple : si la Coupe du monde est suivie par un public très large, pourquoi ceux qui la racontent restent-ils majoritairement des hommes ? Le football passionne des millions de personnes, bien au-delà du cliché du public masculin. Des femmes regardent, commentent, pratiquent, analysent et aiment ce sport. Leur faible présence dans les dispositifs médiatiques donne donc l’impression d’un décalage persistant entre le public réel et ceux qui sont choisis pour lui parler.

Cette polémique pourrait mettre les chaînes et les rédactions face à leurs contradictions. Beaucoup affichent aujourd’hui des discours en faveur de la diversité, de l’égalité et de la représentation. Mais les grands événements, eux, restent des révélateurs impitoyables. Ce sont souvent dans ces moments-là que l’on voit qui obtient la confiance, les moyens et les places les plus visibles.

La Coupe du monde 2026 sera évidemment jugée sur le terrain. Mais elle le sera aussi, en partie, sur la manière dont elle est racontée. Et avec ce chiffre de 10 femmes sur 150 journalistes, Marie Portolano oblige déjà les médias français à répondre à une question gênante : en 2026, comment peut-on encore considérer cela comme normal ?

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Clémence
Je fais partie de la rédac' SBG, et j'aime écrire, sortir, m'amuser, manger (très important, ça aussi !) et partager. Je vous propose donc régulièrement de découvrir mes derniers coups de <3.