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« On pensait que l’État allait nous ramener gratuitement » : la surprise de nombreux Français bloqués au Moyen-Orient

12 mars 2026 - 15 : 15
par Clémence Des milliers de Français tentent de quitter le Moyen-Orient. Mais même avec l’aide de la France, les vols de rapatriement ne sont pas gratuits. Voici combien ils doivent payer.

Depuis plusieurs jours, des milliers de Français présents au Moyen-Orient tentent de rentrer au plus vite en France. Le conflit qui secoue la région a créé une véritable course contre la montre pour de nombreux voyageurs, expatriés ou familles en déplacement. Mais au moment de quitter la zone, beaucoup découvrent une réalité inattendue : même lorsque l’État organise leur retour, le vol n’est pas entièrement gratuit.

On pensait que l’État allait nous ramener gratuitement : la surprise de nombreux Français bloqués au Moyen-Orient

La France a déjà rapatrié près de 15 000 ressortissants depuis le début de la crise. Parmi eux, environ 900 personnes considérées comme vulnérables – notamment des femmes enceintes, des familles avec de jeunes enfants ou des personnes âgées – ont bénéficié de vols affrétés par le gouvernement. Ces avions spéciaux permettent d’assurer un retour plus rapide pour les personnes les plus exposées aux risques dans la région. Pourtant, contrairement à ce que certains imaginaient, les passagers doivent tout de même régler une partie du trajet.

Le ministère des Affaires étrangères l’a confirmé : il s’agit d’une contribution financière demandée aux personnes rapatriées. Sur certains vols civils affrétés depuis les Émirats arabes unis, le montant demandé tourne autour de 350 euros par personne. Ce tarif peut cependant varier selon les trajets et la logistique mise en place. Dans certains cas, la contribution peut atteindre près de 680 euros. Pour beaucoup de Français bloqués dans la région, cette participation reste une surprise.

Certains pensaient que l’État prendrait en charge l’intégralité du coût du retour en raison du contexte de crise. Les autorités expliquent toutefois que cette pratique est courante dans ce type d’opération. Les vols de rapatriement représentent des dépenses importantes pour les États : location d’avions, coordination diplomatique, organisation logistique et mobilisation du personnel consulaire.

La participation demandée aux passagers permet donc de limiter le coût pour les finances publiques tout en garantissant la possibilité d’organiser rapidement des évacuations. Dans le même temps, les autorités rappellent que les prix demandés restent bien inférieurs au tarif du marché. Car pour ceux qui doivent se débrouiller seuls, la facture peut être bien plus lourde.

Dans les premiers jours de la crise, certains voyageurs ont raconté avoir vu des billets d’avion atteindre 14 000 à 15 000 euros sur certaines compagnies aériennes, notamment pour quitter la région depuis Dubaï. Ces prix exceptionnels s’expliquent par la forte demande et par la réduction de certaines liaisons aériennes dans la zone. Depuis quelques jours, la situation semble toutefois se stabiliser. Les simulations de réservation montrent désormais des billets autour de 1 000 euros pour un vol direct entre Dubaï et Paris.

Même si ces montants restent élevés, ils sont nettement plus accessibles que ceux observés au début de la crise. Face à l’ampleur des demandes de retour, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé que sept vols supplémentaires seraient affrétés dans les prochains jours pour les ressortissants les plus vulnérables.

Selon le ministère, plus de 7 500 Français ont déjà demandé une aide pour quitter la région. La situation reste donc extrêmement mouvante, et pour beaucoup de familles françaises encore présentes sur place, la question du retour en France reste plus que jamais d’actualité.

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Clémence
Je fais partie de la rédac' SBG, et j'aime écrire, sortir, m'amuser, manger (très important, ça aussi !) et partager. Je vous propose donc régulièrement de découvrir mes derniers coups de <3.