La France traverse un épisode exceptionnel. Après 35 jours de pluie record, plusieurs départements de l’ouest sont frappés par des crues historiques, provoquant des dégâts majeurs dans des milliers d’habitations. Plus de 250 000 sinistres ont déjà été déclarés et le coût estimé dépasse le milliard d’euros.

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Face à cette situation, une question revient avec insistance : inondation que faire ? Quels sont les bons réflexes à adopter immédiatement ? Comment fonctionne l’indemnisation par l’assurance ? Et que signifie concrètement la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle promise par le gouvernement ? Voici le guide complet pour comprendre et agir efficacement.
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Que faire immédiatement en cas d’inondation dans son logement
En cas de crue ou de montée des eaux, la priorité absolue reste la sécurité des personnes. La première étape consiste à s’informer en temps réel auprès des services officiels comme Vigicrues, Météo-France ou la mairie de votre commune.
Plusieurs départements ont été placés en vigilance rouge, ce qui implique un risque immédiat pour les habitations situées en zone inondable.
Ensuite, il est essentiel d’adopter les bons réflexes :
• Couper l’électricité et le gaz si cela peut être fait sans danger
• Éviter tout déplacement inutile, notamment en voiture
• Préparer un kit d’urgence (vêtements, lampe, batterie externe, eau potable, médicaments)
• Mettre à l’abri les objets de valeur et documents administratifs
Il est fortement déconseillé de circuler en véhicule pendant un épisode de crue. De nombreux sinistres secondaires surviennent lorsque les automobilistes tentent de traverser une route inondée.
Les démarches à effectuer après une inondation
Une fois l’eau retirée et la sécurité assurée, la question centrale devient celle de l’indemnisation assurance inondation.
La première obligation est de déclarer le sinistre à votre assureur dans les délais prévus par votre contrat. En cas de reconnaissance de catastrophe naturelle, vous disposez généralement de 10 jours après la publication de l’arrêté au Journal officiel pour effectuer la déclaration.
Avant toute intervention ou nettoyage majeur, plusieurs précautions sont indispensables :
• Prendre des photos détaillées de tous les dégâts
• Dresser un inventaire précis des biens endommagés
• Conserver les factures si possible
• Ne rien jeter avant le passage de l’expert
Ne pas respecter ces étapes peut compliquer l’évaluation des dommages. L’expert mandaté par l’assurance doit pouvoir constater l’étendue réelle des dégâts.
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Mon assurance couvre-t-elle les dégâts liés aux crues ?
Bonne nouvelle : en France, tous les contrats d’assurance multirisques habitation incluent obligatoirement la garantie catastrophes naturelles.
Cela signifie que les inondations reconnues comme catastrophe naturelle sont couvertes. Le régime dit « catnat », en place depuis 1982, repose sur un partenariat public-privé qui permet de mutualiser les risques à grande échelle.
Toutefois, la couverture dépend d’un élément essentiel : la publication d’un arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour votre commune.
Sans cet arrêté, l’indemnisation relève d’autres garanties, notamment la garantie « événements climatiques ». La distinction est technique mais importante pour les assureurs.
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Catastrophe naturelle : comment fonctionne l’indemnisation ?
Lorsque l’état de catastrophe naturelle est officiellement reconnu, le processus d’indemnisation suit un cadre précis.
L’assureur dispose alors d’un délai légal pour :
• Mandater un expert
• Évaluer les dommages
• Proposer une indemnisation
L’indemnisation intervient généralement dans un délai de trois mois après la remise de l’état estimatif des pertes ou la publication de l’arrêté.
Une franchise légale s’applique. Pour les particuliers, elle est fixée à 380 euros pour les habitations. Elle peut être plus élevée pour les biens professionnels.
Il faut également anticiper un autre facteur : le temps de séchage des murs. Après une inondation, une habitation peut rester inhabitable plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Certaines assurances prévoient une prise en charge des frais de relogement.
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Tempête, crue, catastrophe naturelle : quelles différences ?
Ces derniers jours, la France a été touchée par plusieurs phénomènes successifs : tempête Nils, tempête Pedro, puis crues majeures.
Il est important de distinguer :
• Les tempêtes, couvertes par la garantie événements climatiques
• Les inondations liées aux crues, relevant du régime catastrophe naturelle
La différence est principalement administrative et financière pour les assureurs. En cas de catastrophe naturelle, l’État intervient indirectement via le régime « catnat », ce qui permet de répartir les coûts.
Dans le contexte actuel, le Premier ministre a évoqué une mobilisation totale et promis une reconnaissance rapide de l’état de catastrophe naturelle afin de permettre une indemnisation au plus vite.
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Pourquoi les épisodes de crues coûtent de plus en plus cher
Les assureurs font face à une multiplication des événements climatiques extrêmes. Les crues record enregistrées cette année constituent l’un des épisodes les plus longs depuis 1959.
Plusieurs facteurs expliquent l’augmentation des coûts :
• Urbanisation en zones inondables
• Intensification des phénomènes climatiques
• Hausse de la valeur des biens assurés
Avec plus de 250 000 déclarations de sinistre et des dommages estimés à plus d’un milliard d’euros, cet épisode pourrait devenir l’un des plus coûteux pour le secteur de l’assurance.
Comment limiter les dégâts lors de futures inondations
Même si personne ne peut empêcher une crue, certaines mesures préventives peuvent limiter les dommages :
• Installer des batardeaux ou barrières anti-inondation
• Surélever les équipements électriques
• Vérifier l’étanchéité des ouvertures
• Conserver les documents importants en hauteur
Ces mesures peuvent également jouer un rôle lors de l’évaluation du dossier par l’assurance.
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Ce qu’il faut retenir en cas d’inondation
Face au record de crues en France, la vigilance reste de mise. En cas d’inondation dans votre logement, la priorité est la sécurité, puis la constitution d’un dossier solide pour l’indemnisation assurance.
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La garantie catastrophe naturelle protège l’ensemble des assurés, sous réserve de la publication d’un arrêté officiel. Les délais sont encadrés, les démarches précises, et la conservation des preuves est essentielle.
Dans un contexte où les événements climatiques extrêmes se multiplient, connaître ses droits et adopter les bons réflexes permet d’éviter une double peine : celle du sinistre et celle d’une indemnisation retardée ou incomplète.
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