La France traverse un épisode météorologique d’une ampleur inédite. Avec 35 jours consécutifs de pluie, l’Hexagone enregistre la plus longue séquence de précipitations continues depuis 1959. Ce record, annoncé par Météo-France, dépasse celui déjà remarquable observé en 2023.

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Entre le 14 janvier et le 17 février, les précipitations se sont succédé sans véritable interruption. Cette accumulation d’eau a provoqué des crues importantes sur une grande partie du territoire, mettant à rude épreuve les sols, les cours d’eau et les infrastructures.
Selon Vigicrues, le service national d’information sur le risque de crues, la situation est qualifiée d’« exceptionnelle ». Jamais, depuis la création du dispositif en 2006, un tel niveau d’humidité des sols n’avait été observé. Le phénomène ne se limite pas à quelques bassins isolés : il concerne une part significative du territoire national.
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Un pic inédit : 88 départements et 175 cours d’eau en vigilance
L’ampleur de cet épisode se mesure à travers les chiffres communiqués par Vigicrues. À son pic, la France a compté 88 départements simultanément placés en vigilance pour risque de crues. Au total, 175 cours d’eau ont été concernés par une surveillance renforcée.
Quatre départements se trouvent encore en vigilance rouge, le niveau le plus élevé, témoignant d’un risque majeur pour les populations et les infrastructures. Cette situation s’inscrit dans une dynamique de saturation progressive : les sols, déjà gorgés d’eau depuis plusieurs semaines, ne parviennent plus à absorber les nouvelles précipitations.
Le mois de février s’est révélé particulièrement humide. Les seize premiers jours ont constitué la période la plus pluvieuse observée depuis 1959. En Bretagne, il a plu deux jours sur trois en janvier, soit deux fois la normale mensuelle. Sur le Roussillon et en Corse, les précipitations ont atteint entre trois et quatre fois les moyennes habituelles.
Ces anomalies climatiques expliquent l’intensité des crues actuelles et la lenteur du retour à la normale.
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Tempête Pedro : des pluies qui entretiennent les crues
Alors que l’espoir d’une accalmie commence à émerger, les autorités restent prudentes. La tempête Pedro, attendue jeudi, pourrait « réalimenter les crues actuelles » ou les maintenir à des niveaux élevés, selon Lucie Chadourne-Facon, directrice de Vigicrues.
Cette nouvelle perturbation s’inscrit dans un contexte déjà fragilisé. Même si les cumuls annoncés ne sont pas nécessairement exceptionnels, ils interviennent sur des sols saturés. Dans ces conditions, la moindre pluie supplémentaire peut prolonger ou aggraver les débordements.
Les experts rappellent que l’arrêt des pluies ne signifie pas l’arrêt des crues. Les rivières réagissent parfois avec un décalage de plusieurs heures, voire plusieurs jours. Les grandes vallées fluviales peuvent continuer à voir leur niveau monter même après la fin des précipitations.
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Vers un retour progressif à des conditions plus sèches
Selon Météo-France, une amélioration est envisagée à partir de la fin de semaine. Le retour de conditions anticycloniques pourrait apporter un temps plus sec sur une grande partie de l’Hexagone pendant au moins quatre jours.
Le courant-jet, actuellement positionné de manière à favoriser les perturbations atlantiques sur la France, devrait circuler plus au nord de l’Europe. Cette configuration permettrait à l’anticyclone des Açores de s’étendre vers l’ouest du continent et d’influencer les conditions météorologiques françaises.
Concrètement, cela se traduirait par une diminution des précipitations et un temps plus stable. Toutefois, les spécialistes insistent sur le caractère progressif du retour à la normale. Les nappes phréatiques, les sols et les bassins versants mettront du temps à retrouver un équilibre hydrologique.
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Fin février et mois de mars : quelles tendances météo ?
Au-delà du week-end, les prévisions deviennent plus incertaines. Certains scénarios envisagent un renforcement du courant océanique dès le mercredi 25 février, susceptible de ramener des perturbations jusqu’à la fin du mois.
Cependant, une majorité de modèles météorologiques convergent vers une tendance plus anticyclonique pour le mois de mars. Cette configuration pourrait favoriser une accalmie prolongée et un temps durablement sec sur la France.
Il convient néanmoins de rappeler que les prévisions à moyen et long terme comportent une part d’incertitude. Les évolutions du courant-jet et des centres d’action atmosphériques peuvent modifier rapidement la trajectoire des perturbations.
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Un phénomène révélateur d’une variabilité accrue
Cet épisode de 35 jours consécutifs de pluie s’inscrit dans un contexte plus large de variabilité climatique accrue. Si un record isolé ne constitue pas en soi une preuve d’évolution structurelle, la répétition d’épisodes intenses ces dernières années interroge.
Les années récentes ont déjà été marquées par des extrêmes météorologiques : sécheresses prolongées, vagues de chaleur, tempêtes intenses ou épisodes pluvieux majeurs. La succession rapide de ces événements souligne la nécessité d’adapter les territoires aux nouvelles réalités climatiques.
Les infrastructures hydrauliques, les systèmes d’alerte et la gestion des bassins versants deviennent des enjeux stratégiques pour limiter les impacts des crues et protéger les populations.
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Jusqu’à quand les précipitations vont-elles durer ?
À court terme, les pluies devraient encore influencer la situation jusqu’à la fin de semaine, notamment avec la tempête Pedro. Une amélioration temporaire est attendue durant le week-end et le début de semaine suivante grâce au retour de conditions plus stables.
Toutefois, le véritable retour à la normale sera progressif. Même en l’absence de nouvelles perturbations majeures, les crues continueront à évoluer lentement avant de décroître.
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La fin février reste incertaine, avec des scénarios partagés entre une reprise du courant océanique et une domination anticyclonique plus durable. Le mois de mars pourrait marquer une transition vers un temps plus sec, mais cette tendance devra être confirmée par les prochaines mises à jour de Météo-France.
En attendant, la vigilance reste de mise. Les autorités appellent les habitants des zones concernées à suivre les consignes locales et à consulter régulièrement les bulletins de Vigicrues et de Météo-France.
Ce record historique de 35 jours de pluie consécutifs en France restera comme l’un des épisodes météorologiques les plus marquants de ces dernières décennies. Reste désormais à savoir si les prochaines semaines confirmeront l’accalmie annoncée ou si l’hiver 2026 réservera encore des surprises.
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