Lorsque Rachida Dati revient sur la crise traversée par sa fille Zohra, un sentiment domine : la culpabilité. La ministre de la Culture confie qu’elle s’est reproché de ne pas avoir vu venir la souffrance de son enfant.

Tout a explosé le jour où Zohra a fait une crise d’angoisse sévère, déclenchant des troubles neuro-fonctionnels qui l’ont rendue paraplégique pendant près d’un an.
Mais derrière l’aspect médical se cachait une autre réalité, plus insidieuse. Zohra avait été victime de harcèlement scolaire. Un harcèlement lié à la notoriété de ses parents. Être la fille d’une personnalité politique exposée médiatiquement peut parfois devenir un poids. Selon Rachida Dati, l’adolescente a tout gardé pour elle. Elle a voulu protéger ses parents, ne pas les inquiéter, encaisser en silence.
Ce silence a fini par avoir des conséquences dramatiques. La crise d’angoisse n’est pas apparue sans contexte. Elle s’inscrivait dans un mal-être profond. Rachida Dati explique qu’elle n’a rien vu venir. Elle s’est dit que c’était sa faute. Peut-être était-elle trop absorbée par ses responsabilités politiques. Peut-être portait-elle déjà trop de “boulets”, selon ses propres mots.
Cette remise en question est violente pour un parent. Découvrir que son enfant souffrait sans oser parler est un choc. D’autant plus quand cette souffrance débouche sur une hospitalisation d’un an et une paralysie temporaire. Pendant que Zohra était à l’hôpital, la ministre devait continuer à assumer ses fonctions publiques. Une double vie difficile à concilier.
Le harcèlement scolaire est un fléau qui touche de nombreux adolescents. Dans le cas de Zohra, il s’est mêlé à la pression médiatique et à l’exposition politique. Rachida Dati reconnaît aujourd’hui qu’elle aurait peut-être dû entamer un travail introspectif plus tôt, envisager une psychanalyse avant même la naissance de sa fille.
Ces confidences montrent une femme fragilisée par l’épreuve. Derrière la détermination politique, il y a une mère qui doute, qui s’interroge, qui se reproche de ne pas avoir su décrypter les signaux. Une mère qui a compris trop tard que sa fille encaissait en silence.
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