Pour Karine Le Marchand, l’une des plus grandes craintes en devenant mère était claire : que sa fille soit réduite à ses origines. Une peur nourrie par son propre vécu, par ces questions récurrentes sur son apparence, sa couleur de peau, son histoire familiale.

Lorsqu’Alya naît en 2002, cette inquiétude est déjà bien présente. Le métissage est une richesse, mais aussi parfois un fardeau social. Karine Le Marchand, fille d’un père burundais et d’une mère française, sait à quel point les regards peuvent être réducteurs. Le père d’Alya, d’origine juive hongroise, ajoute une nouvelle couche à cette complexité identitaire.
Face à cela, l’animatrice fait un choix assumé : ne jamais laisser les origines définir entièrement sa fille. Elle refuse que l’on cherche à savoir “d’où elle vient” avant de s’intéresser à qui elle est. Une philosophie qui guide chacun de ses choix éducatifs.
Le prénom Alya incarne cette volonté. Longtemps réfléchi, il devait pouvoir circuler librement entre les cultures, sans jamais enfermer sa fille dans une seule appartenance. Karine Le Marchand explique que ce prénom lui semblait capable d’exister partout, sans justification permanente.
Elle précise également qu’Alya porte d’autres prénoms, Salomé et Sixtine, comme pour rappeler que l’identité n’est jamais monolithique. Une façon de multiplier les possibles, plutôt que de les restreindre.
Aujourd’hui, Alya est une jeune femme de 23 ans, entrée dans la vie active après son baccalauréat. Elle a grandi dans un cadre où l’on ne lui a jamais demandé de se définir par ses racines. Une liberté que Karine Le Marchand revendique comme un choix éducatif fort.
Leur collaboration professionnelle récente illustre cette relation équilibrée. Mère et fille avancent désormais ensemble, sans hiérarchie affective déplacée, dans une logique de respect mutuel. Pour Karine Le Marchand, c’est la preuve que sa fille a su se construire en dehors des cases, exactement comme elle l’avait espéré.
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