Mathieu Pourille n’oubliera jamais ce jour-là. Professeur d’histoire-géographie au lycée Stéphane-Hessel de Toulouse, il ne s’attendait à rien de particulier. Et pourtant, dans sa boîte aux lettres, une enveloppe allait bouleverser son quotidien.

À l’intérieur, une carte signée Jean-Jacques Goldman, écrite pour lui, à l’occasion de son anniversaire. Un message simple, sincère, profondément humain, à l’image de l’artiste.
Dans ce courrier, Jean-Jacques Goldman prend le temps de remercier personnellement l’enseignant pour son engagement auprès des jeunes. Il évoque son travail quotidien, son rôle dans la transmission, et le remercie de « changer tant de vies ». Des mots forts, venant d’un homme connu pour sa discrétion extrême et son refus des apparitions publiques depuis près de dix ans. Goldman mentionne également le voyage scolaire que Mathieu Pourille s’apprêtait à effectuer avec sa classe en Tchéquie, preuve qu’il avait lu attentivement la lettre qui lui avait été adressée.
Car cette correspondance n’est pas le fruit du hasard. Elle est née de l’initiative d’une élève de 17 ans, Thaïs Jacquemin. Touchée par l’admiration sincère que son professeur voue à Jean-Jacques Goldman, qu’il cite régulièrement dans ses cours comme référence morale et humaniste, elle a décidé de lui écrire. Une lettre manuscrite, rédigée avec soin, sans certitude d’obtenir une réponse. Quelques jours plus tard, contre toute attente, l’artiste a pris sa plume.
Pour Mathieu Pourille, ce courrier est devenu un objet précieux. Il confie le conserver dans sa table de chevet, le relire régulièrement, connaître presque chaque phrase par cœur. Plus qu’un souvenir, cette lettre représente une reconnaissance rare, venue d’un homme qu’il considère comme un véritable maître à penser. Il évoque notamment la chanson Né en 17 à Leidenstadt, qu’il utilise souvent en classe pour aborder les notions de responsabilité individuelle et de tolérance.
Ce geste intime illustre parfaitement ce qui fait la singularité de Jean-Jacques Goldman. Sans chercher la lumière, sans communication orchestrée, il continue de toucher profondément des anonymes. Une attention silencieuse, mais d’une portée immense, qui explique pourquoi il demeure, année après année, l’une des personnalités les plus aimées des Français.
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