Ce lundi 2 février, Léa Salamé s’est retrouvée dans une position délicate. Invitée à s’exprimer devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, la journaliste pensait évoquer son métier, son rôle au sein du service public et sa vision de l’information.

Mais très vite, les échanges ont glissé vers un terrain bien plus personnel : sa relation avec Raphaël Glucksmann et les interrogations qu’elle suscite dans le débat public.
Face aux députés, Léa Salamé a perçu ce qu’elle considère comme une confusion persistante entre vie privée et exercice professionnel. Une confusion qu’elle a refusée d’emblée. Pour elle, aimer un homme politique ne signifie ni partager ses idées, ni renoncer à son indépendance, encore moins perdre sa capacité de jugement. La journaliste a rappelé que son travail repose sur des principes clairs, construits au fil des années, et non sur des arrangements dictés par son entourage.
Léa Salamé a tenu à expliquer que la suspicion automatique dont elle fait l’objet révèle un problème plus large. Selon elle, on accepte difficilement qu’une femme puisse évoluer dans l’espace public sans être définie par le statut ou les choix de son compagnon. Cette logique, a-t-elle laissé entendre, ne s’applique que très rarement aux hommes occupant des fonctions similaires.
Durant l’audition, la journaliste a insisté sur sa rigueur personnelle. Elle a expliqué qu’elle s’impose à elle-même des limites précises, sans attendre d’y être contrainte. Dès qu’un risque de conflit d’intérêts réel apparaît, elle agit. En revanche, elle refuse de céder à une logique de soupçon permanent, qui reviendrait à lui interdire de travailler tant que son compagnon exerce une activité politique.
Cette prise de position n’a pas été formulée sur un ton défensif, mais avec une fermeté assumée. Léa Salamé a voulu rappeler qu’elle ne demande aucun passe-droit, seulement l’application de règles justes et cohérentes. Des règles qui reconnaissent aux journalistes le droit d’avoir une vie personnelle, sans que celle-ci devienne un argument pour fragiliser leur crédibilité.
En sortant de cette audition, Léa Salamé a laissé l’image d’une professionnelle déterminée à protéger une frontière essentielle. Pour elle, confondre amour et journalisme serait non seulement injuste, mais aussi dangereux pour la liberté de l’information.
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