La scène s’est déroulée dans un décor feutré, presque intimiste, loin de l’agitation habituelle du palais présidentiel.

Ce vendredi 23 janvier 2026, Emmanuel Macron remettait la Légion d’honneur à Pharrell Williams, devant une assemblée soigneusement choisie, reflet de l’influence de l’artiste dans les sphères culturelles et économiques les plus puissantes.
Autour du président et du récipiendaire, le gratin de la mode et de l’art était réuni. Bernard Arnault et Hélène Arnault avaient pris place aux côtés de leurs fils Alexandre et Frédéric, tandis que JR, Emmanuel Perrotin et Audrey Azoulay incarnaient la dimension artistique et institutionnelle de l’événement. Cette diversité de profils témoignait de la capacité unique de Pharrell Williams à fédérer des univers habituellement cloisonnés.
Lorsque le chef de l’État a pris la parole, le ton s’est voulu à la fois respectueux et personnel. Après avoir rappelé les grandes étapes de la carrière du musicien, depuis ses débuts précoces jusqu’à son rôle actuel à la tête de la création masculine de Louis Vuitton, Emmanuel Macron a introduit une note plus légère. Il a évoqué l’influence stylistique de l’artiste, allant jusqu’à mentionner ses célèbres lunettes de soleil, devenues une signature visuelle.
Cette phrase, prononcée sans détour, a déclenché quelques sourires dans l’assemblée. Elle faisait écho à une image récente du président, aperçu la veille à Bruxelles portant lui-même des lunettes de soleil lors d’un déplacement officiel. Un détail qui avait déjà suscité des commentaires, et qui prenait ici un relief particulier, presque assumé.
Mais au-delà de cette séquence, le discours présidentiel s’est attaché à souligner la constance et l’audace de Pharrell Williams. Son parcours, marqué par une curiosité insatiable et une volonté permanente d’expérimenter, a été présenté comme un exemple de créativité sans frontières. De la musique à l’art contemporain, puis à la mode, l’artiste n’a jamais hésité à sortir des cadres établis.
En décorant Pharrell Williams, Emmanuel Macron envoyait aussi un message clair sur la place accordée à la culture contemporaine dans le récit national. Une cérémonie où la solennité républicaine a cohabité avec une forme de modernité décomplexée, incarnée par une simple phrase devenue l’un des moments les plus commentés de la journée.
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