Culture

"On ne s’y prépare pas" : ces anciens ministres déstabilisés par la perte soudaine de leurs avantages

04 janvier 2026 - 23 : 30
par Laura Sans chauffeur ni protection policière, certains anciens ministres vivent très mal la réforme. À 76 ans, l’un d’eux avoue ne pas savoir comment s’adapter.

Sur le papier, la réforme paraît simple. Mettre fin aux privilèges d’État accordés aux anciens ministres, rationaliser les dépenses publiques, montrer l’exemple. Mais sur le terrain, la réalité est bien différente. Pour plusieurs ex-responsables politiques, la suppression soudaine du chauffeur et de la protection policière a provoqué un véritable choc.

On ne s’y prépare pas : ces anciens ministres déstabilisés par la perte soudaine de leurs avantages

À 76 ans, l’un d’eux confie son désarroi. Non pas par colère, mais par inquiétude. Il n’a pas conduit depuis des décennies. Ses habitudes, comme celles de nombreux anciens ministres, se sont construites autour d’un cadre très spécifique. Un cadre qui disparaît aujourd’hui, sans transition réelle.

Ce bouleversement oblige certains à se confronter à une réalité qu’ils avaient oubliée. Organiser seuls leurs déplacements, gérer des contraintes logistiques simples mais devenues complexes avec l’âge, et surtout accepter une forme de vulnérabilité nouvelle. Un ancien collaborateur confie même que cette réforme a été vécue comme une mise à l’écart symbolique, difficile à digérer.

Dans les discussions privées, plusieurs anciens ministres reconnaissent comprendre le message politique. Ils savent que l’opinion publique ne tolère plus ces avantages perçus comme excessifs. Mais ils regrettent une application jugée trop brutale, sans accompagnement adapté aux situations individuelles, notamment pour les plus âgés.

Sur les réseaux sociaux, le débat fait rage. Certains internautes estiment qu’il était temps de mettre fin à ces privilèges, quand d’autres dénoncent un manque d’humanité dans la mise en œuvre de la réforme. Entre justice sociale et sécurité personnelle, la frontière semble floue.

Pour ces anciens ministres, le constat est amer : la fin des avantages marque une rupture nette avec leur vie passée. Une transition forcée, qui révèle à quel point quitter le pouvoir peut être déstabilisant, surtout lorsque l’on n’a jamais appris à vivre autrement.

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Laura
Je suis gourmande, susceptible et râleuse (surtout quand on veut goûter mon dessert). Mais à part ça, je ne mords pas, je vous jure !