Le surnom de maire bâtisseur revient souvent lorsqu’il est question d’André Santini. Mort à 85 ans, l’ancien maire d’Issy-les-Moulineaux laisse derrière lui une ville profondément transformée, au point que son bilan urbain reste l’un des éléments les plus visibles de son héritage.

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Ce qualificatif n’est pas seulement flatteur. Il renvoie à une manière très concrète d’exercer le pouvoir municipal, fondée sur les projets, les aménagements, les reconversions et la transformation de l’image d’une commune.
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Une ville réinventée sur les bords de Seine
L’un des symboles du bilan d’André Santini tient à la réhabilitation des anciennes friches industrielles des bords de Seine. Ces terrains, autrefois liés au passé productif de la commune, ont progressivement changé de visage.
À leur place, Issy-les-Moulineaux a vu se développer des bureaux, des quartiers modernisés et une attractivité nouvelle pour les entreprises. Ce mouvement a permis à la commune de se positionner dans un environnement économique très concurrentiel, aux portes de Paris.
Ce choix urbain a évidemment modifié la vie locale. Il a donné à la ville une image plus moderne, mais il a aussi accompagné des mutations sociales et immobilières importantes.
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Des entreprises qui ont changé l’image de la commune
La présence de grands groupes comme Microsoft, Orange, Capgemini ou Warner Bros a fortement contribué à l’image d’Issy-les-Moulineaux. Pour un maire, attirer ces noms constitue un levier puissant : cela donne du poids économique à la ville et renforce son rayonnement.
André Santini a fait de cette attractivité un argument central de son bilan. Il ne présentait pas seulement Issy-les-Moulineaux comme une ville bien gérée, mais comme une commune tournée vers l’avenir, capable d’accueillir les entreprises de la nouvelle économie.
Ce positionnement a façonné son image de maire visionnaire. Même ses critiques reconnaissaient généralement que la ville avait changé d’échelle sous ses mandats.
Un surnom qui résume aussi une méthode de pouvoir
Être qualifié de maire bâtisseur, c’est aussi assumer une forme de pouvoir très incarnée. André Santini n’a jamais été un élu discret. Il aimait occuper l’espace, défendre ses choix et associer son nom aux grandes étapes du développement municipal.
Ce style a contribué à sa popularité auprès d’une partie des habitants, mais il a aussi nourri les critiques sur la personnalisation du pouvoir. Quand un maire reste en place pendant quarante-six ans, les projets finissent par se confondre avec son image.
Ce surnom restera donc attaché à une double réalité : celle d’une transformation urbaine indéniable et celle d’une manière très personnelle de gouverner une ville.
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Après sa mort, Issy-les-Moulineaux conserve les traces concrètes de cette vision. Les bâtiments, les quartiers rénovés et l’attractivité économique de la commune continueront de rappeler le rôle joué par André Santini dans son évolution.
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