Le témoignage de Maïdi Roth apporte un nouvel élément dans l’affaire visant Patrick Bruel. L’actrice et chanteuse affirme avoir été agressée en 1997, lors du Festival du film français d’Acapulco, alors qu’elle avait 27 ans.

Son récit se concentre sur une scène qui se serait déroulée dans un taxi, après un échange a priori banal autour de la musique. Patrick Bruel conteste les accusations visant son nom et bénéficie de la présomption d’innocence.
Selon Maïdi Roth, le début de la scène n’avait rien d’inquiétant. Elle explique qu’elle discutait avec Patrick Bruel de son parcours musical, puisqu’elle sortait alors des albums et évoluait dans cet univers artistique. Puis, d’après ses déclarations, le ton aurait changé de manière brutale. Elle affirme que le chanteur se serait jeté contre elle, aurait cherché à l’embrasser et aurait placé sa main sur ses jambes afin de la coincer contre la fenêtre du véhicule.
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La sidération décrite par Maïdi Roth
Dans son témoignage, Maïdi Roth insiste sur l’état de sidération dans lequel elle dit s’être trouvée. Cette notion est importante, car elle permet de comprendre pourquoi une personne peut ne pas crier, ne pas frapper ou ne pas réagir immédiatement dans une situation ressentie comme dangereuse. L’actrice raconte qu’elle aurait alors cherché une stratégie pour se sortir de ce moment sans provoquer une réaction plus violente.
Elle affirme avoir dit à Patrick Bruel que son compagnon l’attendait à la sortie du taxi. Cette phrase, selon elle, était une manière de créer un obstacle extérieur et de gagner du temps. D’après son récit, le chanteur aurait répondu : « C’est pas grave, je ne suis pas jaloux. » Maïdi Roth explique que cette réponse l’a marquée parce qu’elle aurait compris à cet instant qu’elle n’était pas entendue comme une personne qui refusait mais comme un objet de désir à prendre malgré son malaise.
Une phrase restée gravée près de trente ans plus tard
La force de ce témoignage tient aussi à la manière dont Maïdi Roth relit aujourd’hui cette scène présumée. Elle dit avoir eu le sentiment d’être « une proie, un objet à posséder ». Cette formule est devenue l’un des points les plus commentés de sa prise de parole, car elle résume le ressenti qu’elle affirme avoir eu dans ce taxi. Elle ne décrit pas seulement un geste déplacé ou une tentative insistante, mais un moment vécu comme une négation de son refus et de sa présence.
L’actrice raconte qu’à l’arrivée, elle se serait précipitée hors du taxi. Ce détail donne à son récit une issue nette, presque physique, comme si la seule manière de reprendre le contrôle avait été de quitter immédiatement l’espace fermé du véhicule. Cette scène est au cœur de son témoignage, distincte des accusations formulées par Flavie Flament mais désormais associée au même dossier médiatique autour de Patrick Bruel.
Un témoignage à replacer dans un cadre judiciaire prudent
Si le récit de Maïdi Roth suscite une forte émotion, il doit être replacé dans un cadre indispensable : celui de la prudence. Les faits qu’elle décrit sont anciens, les accusations sont graves et Patrick Bruel les conteste. À ce stade, il ne s’agit donc pas d’établir une culpabilité mais de rapporter une parole publique qui s’ajoute à d’autres accusations visant le chanteur.
Cette nouvelle prise de parole nourrit toutefois une question centrale : pourquoi certaines femmes parlent-elles si longtemps après les faits qu’elles disent avoir vécus ? Dans le cas de Maïdi Roth, elle explique avoir voulu s’exprimer par solidarité et pour participer à une forme de clarification collective. Son témoignage s’ajoute à un dossier déjà très exposé, dans lequel la parole des accusatrices, la défense de Patrick Bruel et le travail éventuel de la justice devront être distingués avec rigueur.
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