Faire le plein n’a rarement semblé aussi douloureux pour les automobilistes français. Dimanche, les prix de l’essence ont atteint leur plus haut niveau depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, avec une flambée qui se ressent immédiatement au moment de passer à la pompe. Pour beaucoup de conducteurs, ce n’est plus seulement une mauvaise surprise sur le ticket de caisse, mais une vraie inquiétude qui s’installe dans le budget du mois.

Le carburant le plus scruté reste le SP95-E10, très utilisé par les automobilistes roulant à l’essence. Son prix affiche une hausse de près de 19 % par rapport au 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l’Iran. Concrètement, cela représente 33 centimes de plus par litre, une augmentation massive quand on sait qu’un plein complet peut vite dépasser les 40 ou 50 litres selon les véhicules.
Le SP98 n’est pas épargné non plus. Ce carburant, souvent choisi pour certains moteurs essence ou par des conducteurs qui veulent préserver les performances de leur véhicule, enregistre une hausse de plus de 17 %. Là encore, la différence se voit immédiatement : le litre coûte désormais 31 centimes de plus qu’avant le déclenchement de cette nouvelle phase du conflit au Moyen-Orient.
Cette envolée touche une corde sensible, car la voiture reste indispensable pour une grande partie des Français. Entre les trajets domicile-travail, les courses, les rendez-vous médicaux, les déplacements familiaux et les week-ends prévus de longue date, il est difficile de réduire brutalement sa consommation. Ceux qui vivent loin des transports en commun ou dans des zones rurales se retrouvent particulièrement exposés, avec peu d’alternatives concrètes au quotidien.
La hausse est d’autant plus marquante qu’elle intervient dans un contexte déjà tendu pour le pouvoir d’achat. Après l’alimentation, l’énergie et les dépenses contraintes, le carburant redevient l’un des postes qui peuvent faire basculer un budget serré. Même une hausse de quelques centimes par litre peut sembler supportable sur un seul passage en station, mais répétée plusieurs fois par mois, elle finit par peser lourd.
Le gazole, carburant le plus consommé en France, reste lui aussi à un niveau élevé. Il s’affiche à 2,145 euros le litre, même s’il a légèrement reculé depuis son pic du début avril, lorsqu’il avait atteint 2,387 euros. Ce reflux ne suffit pas à rassurer les conducteurs diesel, qui continuent de payer leur carburant à un prix très supérieur à ce qu’ils avaient connu avant cette nouvelle crise.
Face à cette situation, l’attente se tourne désormais vers le gouvernement. Sébastien Lecornu doit présenter jeudi un nouveau paquet d’aides pour le mois de juin, destiné aux secteurs les plus touchés par la hausse des carburants. Une annonce très attendue, car derrière les chiffres, ce sont des milliers de foyers, de professionnels et d’entreprises qui guettent déjà le moindre signe de répit.
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