C’est une expression qui a immédiatement retenu l’attention. En évoquant l’état de santé de la Française contaminée par l’hantavirus, le professeur Xavier Lescure a indiqué qu’un « poumon artificiel » assurait son oxygénation. Cette passagère de 65 ans, qui avait voyagé à bord du MV Hondius, est hospitalisée en réanimation à l’hôpital Bichat, à Paris, dans un état grave.

Ce détail médical frappe parce qu’il donne une idée très concrète de la sévérité de son état. La patiente présente la forme cardiopulmonaire la plus sévère de l’infection, selon les explications données lors de la conférence de presse. Pour l’aider à passer ce cap, les médecins ont recours à une oxygénation artificielle, le temps que les poumons atteints par le virus puissent, si possible, se rétablir.
Cette situation reste d’abord celle d’un cas individuel très préoccupant. Elle ne signifie pas, à elle seule, que la France ferait face à une diffusion large du virus. C’est précisément le message que les autorités cherchent à faire passer depuis le début de cette affaire. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a indiqué que les autres Français rapatriés du MV Hondius étaient isolés, tout en restant en bonne santé au moment des dernières communications.
Le contraste est donc fort : d’un côté, une patiente gravement malade, prise en charge avec des moyens lourds en réanimation ; de l’autre, un dispositif sanitaire que le gouvernement présente comme maîtrisé. Emmanuel Macron a assuré que la situation était « sous contrôle » en France, en insistant sur les protocoles stricts déployés avec l’aide d’experts.
La mention du « poumon artificiel » rappelle aussi pourquoi cette affaire est suivie avec autant de prudence. Les autorités ne se contentent pas de surveiller les passagers français. Elles ont également identifié 22 cas contacts liés à l’un des vols fréquentés fin avril par une passagère néerlandaise malade. Ces personnes sont désormais placées en quarantaine renforcée en milieu hospitalier.
Le MV Hondius, lui, a quitté les Canaries après l’évacuation de plus d’une centaine de passagers et membres d’équipage. Le navire fait désormais route vers les Pays-Bas, mais l’histoire sanitaire se poursuit dans les hôpitaux, les services de veille et les cellules de coordination. Pour la Française hospitalisée à Bichat, les prochaines heures et les prochains jours seront déterminants. Pour les autorités, l’objectif reste clair : contenir le risque, suivre chaque personne exposée et éviter que l’inquiétude ne se transforme en panique.
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