Le message se veut ferme et rassurant. Interrogé sur la situation liée à l’hantavirus, Emmanuel Macron a assuré que la France avait la situation « sous contrôle ». Cette déclaration intervient alors qu’une Française de 65 ans, contaminée après avoir voyagé à bord du MV Hondius, est hospitalisée en réanimation à l’hôpital Bichat, à Paris, dans un état grave.

Le président français a évoqué des protocoles extrêmement rigoureux, mis en place en concertation avec les meilleurs experts. Cette formulation n’est pas anodine. Dans une affaire sanitaire sensible, le gouvernement doit montrer qu’il agit vite, qu’il suit les recommandations scientifiques et qu’il ne laisse pas de zone d’incertitude autour des personnes potentiellement exposées.
La situation reste pourtant délicate. La patiente contaminée présente la forme cardiopulmonaire la plus sévère de l’infection, selon les explications du professeur Xavier Lescure. Son oxygénation est assurée grâce à un « poumon artificiel », ce qui illustre la gravité de son état. Ce cas individuel est donc très sérieux, même si les autorités insistent sur l’absence de circulation diffuse du virus en France.
Les autres Français rapatriés du MV Hondius sont maintenus à l’isolement à l’hôpital. Ils étaient toujours en bonne santé au moment des dernières informations communiquées. En parallèle, 22 cas contacts ont été identifiés dans l’un des vols fréquentés fin avril par une passagère néerlandaise malade. Ces personnes font l’objet d’une quarantaine renforcée en milieu hospitalier, afin de surveiller toute évolution éventuelle.
La déclaration d’Emmanuel Macron vise donc à encadrer l’inquiétude. Le président ne nie pas la gravité du cas français, mais il affirme que les autorités savent qui surveiller, comment isoler les personnes concernées et quels protocoles appliquer. Cette nuance est essentielle : l’alerte est réelle, mais elle ne concerne pas l’ensemble de la population.
Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité d’une coordination européenne. Le MV Hondius ayant transporté des passagers de plusieurs pays, la réponse sanitaire ne peut pas être uniquement française. Les protocoles doivent être partagés, harmonisés et suivis avec rigueur afin d’éviter les failles entre les différents pays concernés.
Pour les Français, le message officiel est donc celui d’une vigilance forte, mais ciblée. Les autorités suivent les passagers, les cas contacts et l’état de santé de la patiente hospitalisée. La situation reste évolutive, mais l’exécutif veut empêcher une inquiétude généralisée en répétant que le dispositif est déjà en place.
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