La réaction de Yaël Braun-Pivet a été aussi rapide que ferme. Après la diffusion sur CNews d’une fausse Une de Closer la représentant aux côtés de Najat Vallaud-Belkacem, la présidente de l’Assemblée nationale a décidé de prendre la parole publiquement. Et son message ne laisse guère de place au doute : pour elle, cette séquence pose un vrai problème de désinformation.

Dans une vidéo publiée sur X, Yaël Braun-Pivet a regardé l’extrait de L’heure des pros avant de dénoncer ce qu’elle venait de voir. Elle a expliqué que la prétendue couverture de Closer était fausse et qu’elle avait été générée par intelligence artificielle. Elle a aussi insisté sur un détail très personnel : selon elle, le visage diffusé à l’antenne ne correspondait pas au sien.
Cette phrase, très directe, a donné une dimension encore plus concrète à l’affaire. Car derrière le débat médiatique, il y a aussi une femme politique qui découvre son image modifiée, utilisée puis commentée dans une émission regardée. Pour Yaël Braun-Pivet, le problème ne se limite donc pas à une simple erreur de plateau. Il concerne aussi l’usage de son image et les interprétations qui peuvent en découler.
La présidente de l’Assemblée nationale a surtout dénoncé le fait que les personnes présentes sur le plateau aient tiré des conclusions politiques à partir d’un visuel non authentifié. C’est cette mécanique qui rend l’affaire sensible. Une image fabriquée peut, en quelques secondes, devenir le point de départ d’un débat, d’un soupçon ou d’une lecture politique complètement artificielle.
Face à cette séquence, Yaël Braun-Pivet a annoncé saisir l’Arcom immédiatement. Cette décision montre qu’elle ne souhaitait pas se contenter d’une simple mise au point sur les réseaux sociaux. En portant l’affaire devant le régulateur de l’audiovisuel, elle veut aussi poser la question de la responsabilité des médias dans la diffusion de contenus générés par IA.
De son côté, Pascal Praud a reconnu son erreur. Il a écrit sur X que Yaël Braun-Pivet avait raison et a présenté son « mea culpa », tout en précisant avoir rectifié en direct quelques minutes plus tard. Mais pour la présidente de l’Assemblée nationale, le mal était déjà fait : la fausse image avait été montrée, commentée et rendue crédible par son passage à l’antenne.
Cette affaire rappelle à quel point l’image publique peut désormais être fragilisée par l’intelligence artificielle. Une fausse couverture peut suffire à semer le doute, provoquer une réaction politique et déclencher une polémique nationale. Pour Yaël Braun-Pivet, cette séquence est donc bien plus qu’une maladresse : c’est un signal d’alerte.
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