Dans la perspective de la présidentielle 2027, le bloc central cherche encore son incarnation la plus solide. Le dernier sondage Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL donne une indication claire : Édouard Philippe semble mieux placé que Gabriel Attal pour porter cet espace politique.

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L’ancien Premier ministre est crédité de 19 % des intentions de vote, contre 14 % pour son successeur à Matignon. Cet écart de cinq points n’est pas anodin. Dans une élection où le Rassemblement national arrive très largement en tête dans toutes les hypothèses, la deuxième place devient l’enjeu stratégique majeur. Or, selon ce sondage, Édouard Philippe apparaît aujourd’hui comme le candidat central le plus susceptible de se qualifier pour le second tour.
Édouard Philippe garde une longueur d’avance
Le score d’Édouard Philippe confirme son installation dans le paysage présidentiel. Depuis son passage à Matignon, il a conservé une image d’homme d’État, avec une posture plus indépendante que celle des figures directement associées à la majorité actuelle. Cette distance relative peut lui permettre de parler à un électorat plus large que le seul camp macroniste.
À 19 %, Édouard Philippe reste loin du niveau du RN, mais il se situe devant les autres forces politiques testées dans plusieurs configurations. Cette position est stratégique. Dans une présidentielle, arriver deuxième au premier tour peut suffire à ouvrir une nouvelle campagne, celle du second tour, où les dynamiques sont parfois différentes.
Son avantage repose aussi sur sa capacité supposée à rassembler un électorat de centre droit, une partie des modérés et des électeurs attachés à la stabilité institutionnelle. Face à une poussée du RN, cette image peut devenir un argument central.
Gabriel Attal encore derrière dans les intentions de vote
Gabriel Attal, crédité de 14 %, reste une personnalité politique très identifiée, mais son score le place en retrait par rapport à Édouard Philippe. Son profil est différent : plus jeune, plus directement associé aux années Macron, plus exposé médiatiquement aussi. Il peut séduire une partie de l’électorat central, mais il semble pour l’instant moins large dans ce sondage.
Cette différence ne signifie pas que Gabriel Attal soit hors-jeu. À un an de la présidentielle, les rapports de force peuvent évoluer. Mais elle montre que sa notoriété ne suffit pas encore à en faire le candidat le mieux placé du bloc central.
Son défi serait double : incarner une continuité sans apparaître enfermé dans le bilan d’Emmanuel Macron, et proposer une offre politique suffisamment lisible pour éviter d’être concurrencé à la fois par Édouard Philippe, la droite traditionnelle et le RN.
Le second tour se joue déjà dans le choix du candidat central
Le sondage montre que le Rassemblement national serait en tête dans toutes les configurations testées. Dans ce contexte, la vraie bataille devient celle de la qualification face au RN. C’est précisément là que le duel entre Édouard Philippe et Gabriel Attal prend toute son importance.
Si le centre se divise, il risque de perdre sa capacité à atteindre le second tour. Si une seule figure s’impose clairement, elle peut devenir le point de ralliement d’un électorat modéré inquiet d’une victoire du RN. Pour l’instant, l’avantage d’Édouard Philippe lui donne une position plus favorable.
Mais cette avance ne règle pas tout. Une campagne présidentielle ne se gagne pas uniquement sur une image personnelle. Le programme, le ton, les alliances, les débats et la capacité à répondre aux préoccupations des Français seront déterminants.
Une bataille décisive pour l’après-Macron
La présidentielle 2027 aura une particularité majeure : Emmanuel Macron ne pourra pas se représenter. Le bloc central entre donc dans une période de recomposition. Il doit trouver un candidat capable d’assumer une partie de l’héritage présidentiel tout en proposant une nouvelle étape.
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Édouard Philippe semble aujourd’hui mieux placé pour remplir ce rôle. Gabriel Attal, lui, conserve un potentiel important, mais doit encore démontrer qu’il peut dépasser son image de figure de la majorité sortante. Entre les deux, la compétition pourrait structurer toute la stratégie du centre dans les prochains mois.
Le sondage ne désigne pas encore le candidat final, mais il fixe une hiérarchie provisoire. Dans une campagne où le RN part très haut, le centre n’aura pas droit à l’improvisation. Le choix entre Édouard Philippe et Gabriel Attal pourrait devenir l’une des décisions les plus importantes de la présidentielle 2027.
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