Depuis la montée des tensions autour de la guerre en Iran, plusieurs personnalités françaises installées ou en vacances à Dubaï ont partagé leur inquiétude sur les réseaux sociaux. Les frappes américano-israéliennes contre l’Iran, suivies de ripostes iraniennes visant certaines zones du Golfe, ont créé un climat d’incertitude dans toute la région.

Les réseaux sociaux ont rapidement relayé cette inquiétude. Plusieurs influenceurs français à Dubaï ont raconté avoir vu des missiles ou entendu des explosions dans le ciel.
Influenceurs à Dubaï : la peur après les frappes liées à la guerre en Iran
Des images et témoignages ont circulé sur Snapchat, Instagram ou encore TikTok, transformant les comptes habituellement consacrés au luxe et aux voyages en véritables journaux de crise.
Certaines vidéos ont marqué les internautes. Des messages alarmants, parfois très émotionnels, ont été publiés par plusieurs personnalités issues de la télé-réalité française. Le contraste avec leur contenu habituel – plages paradisiaques, restaurants haut de gamme ou placements de produits – a frappé les internautes.
Pour beaucoup de ces créateurs de contenu, la situation semblait soudain très concrète. Les bruits d’avions militaires, les alertes dans l’espace aérien et les systèmes de défense antimissile ont alimenté un sentiment d’angoisse. Dans ce contexte tendu, certains influenceurs ont même lancé des appels à l’aide à la France ou évoqué leur peur d’une escalade militaire dans la région.
Lire aussi : Voici la somme vertigineuse que paient certains expatriés pour quitter Dubaï en pleine guerre au Moyen-Orient
Les témoignages alarmants des influenceurs français installés dans l’émirat
Parmi les messages les plus relayés, celui de Maeva Ghennam a particulièrement circulé. L’ancienne candidate des Marseillais a expliqué sur ses réseaux sociaux avoir aperçu des missiles dans le ciel de Dubaï, décrivant une situation qui l’aurait profondément effrayée.
Dans une vidéo publiée sur Snapchat, elle racontait avoir crié de peur après avoir observé les projectiles dans le ciel. Elle appelait également la France à protéger ses ressortissants si le conflit venait à s’aggraver.
D’autres témoignages ont suivi. Kamila, ancienne candidate de Secret Story, a affirmé avoir vu plusieurs missiles en quelques minutes. Elle décrivait des traînées lumineuses semblables à des flammes tombant dans le ciel.
Même des personnalités moins habituées à partager ce type d’expérience ont évoqué leur inquiétude. En séjour à Dubaï, l’ancienne Miss France Elodie Gossuin a également publié un message sur Instagram. Elle expliquait que le voyage familial qui devait être un moment de rêve pour ses enfants s’était transformé en véritable cauchemar. Selon elle, les bruits d’avions, les systèmes de défense et les tensions dans la région rendaient la situation particulièrement anxiogène.
Ces témoignages ont rapidement été repris par de nombreux médias et ont suscité des réactions contrastées sur les réseaux sociaux. Certains internautes ont exprimé leur compassion face à la peur ressentie, tandis que d’autres ont critiqué une dramatisation excessive.
Lire aussi : Dubaï : pourquoi plusieurs influenceurs ont soudainement changé de discours après avoir exprimé leur peur
Un changement radical de ton sur les réseaux sociaux
Quelques jours après ces messages alarmants, un phénomène inattendu s’est produit. Plusieurs influenceurs installés à Dubaï ont soudainement changé de discours. Les messages anxieux ont progressivement laissé place à des publications beaucoup plus rassurantes. Certains créateurs de contenu ont commencé à souligner la sécurité de la ville et l’efficacité des autorités locales.
Maeva Ghennam, par exemple, a publié une nouvelle story affirmant que Dubaï était un endroit sûr et que les autorités protégeaient la population. Elle évoquait notamment l’absence d’attentats ou de cambriolages dans l’émirat.
Ce revirement a intrigué de nombreux observateurs. En l’espace de quelques heures, le discours était passé de la peur d’une guerre imminente à des messages valorisant la sécurité et la stabilité de l’émirat. Pour certains internautes, ce changement de ton semblait étonnant. Beaucoup se sont demandé pourquoi plusieurs influenceurs adoptaient soudain une communication beaucoup plus prudente.
Le rappel à la loi des autorités des Émirats arabes unis
La réponse pourrait se trouver dans un message publié par le ministère public des Émirats arabes unis sur les réseaux sociaux. Les autorités ont diffusé un avertissement très clair concernant la diffusion d’informations non vérifiées sur internet. Le message rappelait que la propagation de rumeurs ou de contenus provenant de sources inconnues pouvait perturber la sécurité et la stabilité de la société.
Dans ce communiqué, le ministère insistait sur l’importance de s’informer uniquement auprès de sources officielles et accréditées. Il invitait également les internautes à ne pas relayer de contenus non vérifiés.
Warning ⚠️
— النيابة العامة (@UAE_PP) February 28, 2026
——-
The Public Prosecution warns against publishing or circulating rumors and information from unknown sources through social media platforms or any other technological means, due to the consequences thereof, including the spread of confusion and harm to the security… pic.twitter.com/eQLozbqOmo
Le texte précisait aussi que toute personne partageant ou republiait ce type d’information pouvait être tenue légalement responsable, même si elle n’était pas l’auteur initial du contenu. Ce rappel à la loi a rapidement été interprété comme un avertissement adressé aux utilisateurs des réseaux sociaux, y compris aux influenceurs à Dubaï. Dans un contexte de tensions régionales liées à la guerre en Iran, les autorités cherchent à éviter la diffusion de rumeurs susceptibles d’alimenter la panique.
Lire aussi : "Qu’ils y restent !" : la sortie cash de Cécile de Ménibus contre Élodie Gossuin et les influenceurs bloqués à Dubaï
Des sanctions très lourdes prévues par la loi
La législation des Émirats arabes unis prévoit des sanctions particulièrement sévères en cas de diffusion de fausses informations ou de rumeurs. Selon l’article 52 du décret-loi fédéral numéro 34 de 2021, toute personne qui propage des informations provenant de sources inconnues peut être condamnée à une peine de prison et à une amende. La sanction minimale est d’un an d’emprisonnement et de 100 000 dirhams d’amende, soit environ 23 400 euros.
Mais la loi prévoit des peines encore plus lourdes dans certaines situations. Si la diffusion de ces informations intervient pendant une crise, une catastrophe ou une situation d’urgence, la sanction peut atteindre deux ans de prison et 200 000 dirhams d’amende, soit environ 47 000 euros. Ces sanctions peuvent également être accompagnées d’une expulsion du territoire pour les ressortissants étrangers. Dans un pays où de nombreux créateurs de contenu sont expatriés, cette possibilité constitue un risque majeur.
Pourquoi les influenceurs deviennent plus prudents
Dans ce contexte juridique strict, il est probable que certains influenceurs basés à Dubaï aient choisi d’adopter une communication plus prudente. Les réseaux sociaux peuvent rapidement amplifier les messages alarmants. Une simple vidéo ou un témoignage peut être repris par des milliers d’utilisateurs et devenir viral.
Or, la législation des Émirats arabes unis impose aux utilisateurs de vérifier l’origine des informations avant de les partager. Diffuser une rumeur ou un contenu non confirmé peut avoir des conséquences judiciaires. Pour des influenceurs qui vivent et travaillent dans le pays, le risque est donc réel. Le rappel à la loi publié par les autorités a probablement incité certains créateurs de contenu à modifier leur discours et à privilégier des messages plus mesurés.
Lire aussi : Dubaï : pourquoi plusieurs influenceurs ont soudainement changé de discours après avoir exprimé leur peur
Une illustration des différences culturelles et juridiques sur les réseaux sociaux
Cette affaire met également en lumière les différences importantes entre les cadres juridiques selon les pays. Dans de nombreuses démocraties occidentales, la liberté d’expression sur les réseaux sociaux est relativement large. Les utilisateurs peuvent exprimer leurs inquiétudes ou partager leurs expériences sans craindre de sanctions pénales dans la plupart des cas.
Aux Émirats arabes unis, la situation est différente. Les autorités considèrent que la diffusion de rumeurs ou d’informations non vérifiées peut menacer la stabilité sociale. La législation encadrant les réseaux sociaux à Dubaï est donc particulièrement stricte.
Pour les influenceurs étrangers installés dans le pays, cette réalité impose une adaptation. Les contenus publiés doivent respecter les lois locales, même lorsqu’ils sont destinés à un public international.
Lire aussi : Voici la somme vertigineuse que paient certains expatriés pour quitter Dubaï en pleine guerre au Moyen-Orient
Les réseaux sociaux face aux crises internationales
L’épisode illustre aussi la façon dont les réseaux sociaux deviennent des espaces de témoignage lors des crises internationales. Lorsqu’un événement géopolitique majeur se produit, les personnes présentes sur place peuvent partager leurs impressions en temps réel. Ces témoignages peuvent offrir un aperçu direct de la situation. Mais ils peuvent également contribuer à amplifier l’angoisse ou à diffuser des informations imprécises.
Dans le cas de la tension liée à la guerre en Iran, les autorités émiraties semblent vouloir éviter que des messages alarmants se multiplient sur internet. Le rappel à la loi vise donc à encourager une communication plus responsable et à limiter la propagation de rumeurs.
Une communication désormais plus contrôlée
Depuis cet avertissement, plusieurs influenceurs ont adopté une communication beaucoup plus mesurée. Les messages mettant en avant la sécurité de Dubaï ou l’efficacité des autorités se sont multipliés. Certains créateurs de contenu insistent désormais sur la stabilité de l’émirat malgré les tensions régionales. Ce changement illustre la capacité des réseaux sociaux à évoluer rapidement sous l’effet de contraintes légales ou politiques.
Pour les influenceurs vivant à l’étranger, il rappelle aussi une réalité importante : la liberté d’expression sur internet dépend largement du cadre juridique du pays dans lequel on se trouve. Dans un contexte géopolitique sensible, la prudence peut parfois devenir une nécessité.
Découvrez maintenant Salaires du JT : combien gagnent réellement Anne‑Claire Coudray, Gilles Bouleau et Laurent Delahousse ? et Voici le salaire astronomique que Léa Salamé a refusé chez BFMTV pour présenter le JT de France 2.
Lire aussi : Voici le salaire de Jean-Pierre Foucault pour présenter le Loto, et il fait beaucoup réagir les internautes