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Affaire du cerf abattu chez Luc Besson : l’appel surprise d’un chasseur relance la bataille judiciaire

22 février 2026 - 19 : 06
par Clémence Après la condamnation de deux chasseurs pour avoir abattu un cerf sur sa propriété dans l’Orne, Luc Besson fait face à un nouvel appel. Enjeux juridiques, droit de propriété, SCI et conséquences : analyse complète.

L’affaire Luc Besson cerf Orne connaît un nouveau tournant judiciaire. Plus d’un mois après la décision rendue par le tribunal judiciaire d’Argentan, l’un des deux chasseurs condamnés pour avoir abattu un cerf sur la propriété familiale du réalisateur a décidé de faire appel.

Affaire du cerf abattu chez Luc Besson : l’appel surprise d’un chasseur relance la bataille judiciaire

Une procédure qui relance un dossier déjà très médiatisé et soulève des questions juridiques complexes autour du droit de propriété, de la chasse non autorisée et de la qualité à agir en justice. Retour détaillé sur un dossier qui dépasse désormais le simple fait divers.

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Les faits à l’origine de l’affaire Luc Besson dans l’Orne

Les événements remontent au 21 février 2025. Lors d’une chasse à courre, un cerf poursuivi par une meute de chiens s’est réfugié dans le jardin du domaine de La Trinité-des-Laitiers, propriété familiale où réside la mère de Luc Besson.

Selon les éléments retenus par le tribunal, les deux chasseurs, âgés de 31 et 43 ans, seraient entrés sur la propriété privée malgré les protestations répétées de l’octogénaire présente sur les lieux. Le cerf aurait été achevé dans le jardin, sous ses yeux.

La juridiction a estimé que l’animal n’était pas mortellement blessé avant leur intervention. Les chasseurs auraient dû, selon le jugement, éloigner les chiens, prévenir l’Office français de la biodiversité et protéger l’occupante des lieux.

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Une condamnation pour chasse non autorisée

Le tribunal judiciaire d’Argentan a reconnu les deux hommes coupables de :

  • chasse non autorisée sur le terrain d’autrui

  • chasse à l’aide d’un engin, instrument, mode ou moyen prohibé

Les sanctions prononcées comprennent :

  • une suspension du permis de chasse pour un an

  • des amendes de 600 et 1 200 euros

  • un stage de sensibilisation à la chasse

  • des dommages et intérêts versés à des associations de protection animale

  • l’euro symbolique accordé à Luc Besson et à sa mère

Sur le plan juridique, la décision était claire : la propriété privée devait être respectée, et l’intervention des chasseurs a été jugée irrégulière. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

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L’appel du chasseur : un nouveau front judiciaire

Selon les informations révélées dans la presse, Nicolas, le plus jeune des deux chasseurs condamnés, a fait appel du jugement. Son avocat, Me Jean-Marc Descoubes, entend contester plusieurs points fondamentaux, notamment la qualité à agir de Luc Besson.

L’argument principal ? Le terrain appartiendrait non pas directement au réalisateur, mais à une société civile immobilière (SCI). Selon la défense, le tribunal serait resté « muet sur ce problème ». En d’autres termes, si la propriété appartient juridiquement à une structure distincte, la légitimité du cinéaste à se constituer partie civile pourrait être discutée. Cette stratégie vise à déplacer le débat du terrain émotionnel vers une analyse strictement juridique.

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SCI et droit de propriété : un point clé du dossier

La question de la SCI propriété Luc Besson pourrait devenir centrale dans la procédure d’appel. En droit français, une SCI est une personne morale distincte de ses associés. Si le domaine appartient à une SCI, c’est en principe cette entité qui est titulaire du droit de propriété.

Cependant, la jurisprudence admet que les associés ou occupants peuvent agir en cas d’atteinte à la jouissance du bien, notamment lorsqu’un préjudice personnel est caractérisé.

L’appel pourrait donc se concentrer sur la distinction entre :

  • la titularité juridique du terrain

  • le préjudice moral subi par l’occupante des lieux

  • la qualité de représentant ou d’associé de la SCI

Ce débat technique pourrait redéfinir les contours de la responsabilité dans cette affaire.

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Le domaine de La Trinité-des-Laitiers : un site classé et protégé

Au-delà de l’aspect judiciaire, l’affaire met en lumière un lieu patrimonial remarquable. Situé dans l’Orne, le domaine de La Trinité-des-Laitiers s’étend sur environ 160 à 200 hectares. La bâtisse principale, édifiée au XVIIIe siècle, est entourée d’un parc paysager à l’anglaise dessiné en 1843 par le paysagiste Louis-Sulpice Varé.

Le site comprend :

  • un système hydraulique datant des années 1920

  • des étangs et douves encore fonctionnels

  • des jardins inscrits aux monuments historiques depuis 1995

Ce statut patrimonial renforce la sensibilité du dossier. L’intrusion sur un site protégé ajoute une dimension symbolique forte à l’affaire.

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Chasse à courre et propriété privée : un débat relancé

L’affaire Luc Besson chasse Orne ravive également les tensions autour de la chasse à courre en France. Le principe juridique est clair : nul ne peut pénétrer sur une propriété privée sans autorisation, même dans le cadre d’une action de chasse. Toutefois, la pratique de la chasse à courre entraîne parfois des situations complexes, lorsque l’animal poursuivi traverse plusieurs terrains.

La jurisprudence impose aux chasseurs de respecter les règles suivantes :

  • ne pas pénétrer sur un terrain privé sans accord

  • suspendre la chasse en cas de refuge de l’animal

  • éviter toute mise en danger des personnes

Dans ce dossier, le tribunal a considéré que ces obligations n’avaient pas été respectées.

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Une décision rendue « sous le coup de l’émotion » ?

La défense du chasseur estime que la décision aurait été influencée par l’émotion suscitée par la scène décrite. Cette ligne argumentative vise à faire valoir que le droit doit primer sur l’émotion publique. L’appel permettra à une juridiction supérieure de réexaminer les faits, les qualifications pénales et la motivation du jugement.

Le débat pourrait ainsi porter sur :

  • la réalité des blessures de l’animal

  • l’urgence de la situation

  • la proportionnalité de la réponse judiciaire

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Quels scénarios pour la suite ?

L’appel ouvre plusieurs possibilités :

  1. confirmation intégrale du jugement

  2. réformation partielle des sanctions

  3. annulation sur un point de procédure

  4. remise en cause de la qualité à agir

Si la cour d’appel estime que la question de la SCI est déterminante, elle pourrait revoir certains aspects civils du dossier, sans nécessairement annuler les condamnations pénales.

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Un dossier à forts enjeux symboliques

Au-delà des aspects techniques, l’affaire Luc Besson Orne cristallise plusieurs débats :

  • protection de la propriété privée

  • encadrement de la chasse à courre

  • responsabilité des chasseurs

  • rôle des associations de protection animale

Le fait que le dossier implique une personnalité connue renforce sa médiatisation, mais le fond du débat concerne des principes juridiques applicables à tous.

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Conclusion : une affaire loin d’être terminée

Avec cet appel, le dossier entre dans une nouvelle phase judiciaire. La cour d’appel devra trancher des questions essentielles liées au droit de propriété, à la SCI, à la chasse non autorisée et à la qualification des faits. Si la condamnation est confirmée, elle pourrait constituer un signal fort en matière de respect des propriétés privées.

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Si elle est modifiée, elle apportera des précisions importantes sur les conditions d’intervention des chasseurs lors d’une chasse à courre. Dans tous les cas, l’affaire Luc Besson cerf Orne reste emblématique des tensions entre traditions cynégétiques, droit et protection des biens privés. La décision à venir sera scrutée de près, bien au-delà des frontières de la Normandie.

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Clémence
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