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« Je suis passé pour un imbécile » : le jour où Anne-Sophie Lapix a piégé Xavier Bertrand en direct

20 février 2026 - 12 : 05
par Clémence Xavier Bertrand revient sur son interview marquante face à Anne-Sophie Lapix au 20h de France 2. Une séquence devenue virale qui a marqué sa campagne présidentielle 2021.

La scène n’a duré que quelques secondes. Pourtant, elle a laissé une empreinte durable dans la mémoire politique récente. En 2021, au journal télévisé de France 2, Xavier Bertrand venait défendre sa candidature à l’élection présidentielle.

Je suis passé pour un imbécile : le jour où Anne-Sophie Lapix a piégé Xavier Bertrand en direct

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Face à lui, Anne-Sophie Lapix, réputée pour ses interviews incisives. Une phrase, une relance sèche, un silence trop long… et une séquence devenue virale. Revenu récemment sur cet épisode dans le podcast Dans les yeux d’Agathe de franceinfo, le président du conseil régional des Hauts-de-France s’est montré lucide. « Je suis passé pour un imbécile », a-t-il reconnu avec humour. Derrière cette confession, se cache une véritable leçon de communication politique.

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Une interview au 20h de France 2 devenue culte

En 2021, Xavier Bertrand ambitionne de représenter la droite à la présidentielle. L’enjeu est majeur. Le passage au 20 heures de France 2 constitue un moment stratégique. C’est l’un des rendez-vous politiques les plus exposés du paysage audiovisuel français.

Durant l’entretien, le candidat insiste sur sa capacité à se qualifier pour le second tour. Il affirme être « le mieux placé ». Anne-Sophie Lapix le coupe : « Enfin pour l’instant, vous n’êtes même pas au second tour dans les sondages… »

La phrase est factuelle. La réplique est sèche. Et surtout, elle place l’invité dans une position délicate. Un silence s’installe. À l’écran, le visage du candidat se crispe légèrement. Ce flottement, presque imperceptible sur le moment, va pourtant devenir un symbole.

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Le silence de Xavier Bertrand : erreur stratégique ou malentendu médiatique ?

Dans le podcast, Xavier Bertrand explique ce qui s’est joué intérieurement. Il raconte qu’il avait reçu des conseils en communication : marquer des silences pour donner du poids à ses réponses. Il voulait éviter d’apparaître arrogant ou agressif.

« Je me suis dit que si je répondais trop durement, j’allais passer pour quelqu’un d’arrogant. »

Le problème ? En télévision, le silence peut se retourner contre celui qui l’utilise. L’absence de réaction est parfois interprétée comme un manque de répartie. À l’ère des réseaux sociaux, trois secondes peuvent sembler une éternité.

Cette séquence illustre une règle fondamentale de la communication politique : la perception prime sur l’intention. Le public ne connaît ni la stratégie, ni les hésitations internes. Il voit une image. Et cette image peut coller durablement.

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Une séquence virale sur les réseaux sociaux

Très rapidement, l’extrait circule sur Twitter (désormais X), Facebook et Instagram. Il devient un mème. Le sourire crispé du candidat est repris, détourné, commenté. Dans l’univers numérique, la viralité amplifie les micro-moments. Une hésitation, un regard, un silence peuvent être isolés et répétés à l’infini.

Anne-Sophie Lapix, interrogée plus tard sur le plateau de C à vous, reconnaîtra que la séquence est devenue culte. Elle explique que ses propres enfants en ont entendu parler à l’école. « Ça dure trois secondes », rappelle-t-elle. Mais trois secondes peuvent peser lourd.

Pour Xavier Bertrand, l’impact est réel. Il admet ne pas avoir mesuré immédiatement la portée de l’échange. Ce passage devait l’aider à convaincre les autres figures de la droite, comme Valérie Pécresse ou Michel Barnier, qu’il pouvait incarner l’alternative. Au lieu de cela, il a nourri le doute.

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L’impact sur la primaire des Républicains

Dans la course interne à droite, chaque apparition médiatique compte. L’interview du 20h de France 2 devait être un moment clé. Elle a finalement renforcé la perception d’un candidat en difficulté.

Xavier Bertrand reconnaît aujourd’hui : « Je suis passé à côté. » Il estime ne pas avoir marqué de points ce soir-là. Quelques mois plus tard, il termine quatrième de la primaire des Républicains.

Peut-on attribuer ce résultat à une seule interview ? Évidemment non. Mais dans une campagne, l’accumulation de signaux négatifs peut créer une dynamique défavorable. Cette séquence illustre le pouvoir symbolique des médias audiovisuels dans une élection présidentielle.

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Anne-Sophie Lapix, figure incontournable de l’interview politique

Face à Xavier Bertrand, Anne-Sophie Lapix a appliqué une méthode connue : s’appuyer sur des données factuelles pour confronter son invité à la réalité des sondages.

La journaliste s’est imposée au fil des années comme une figure centrale du journalisme politique télévisé. Son style direct et précis peut déstabiliser les responsables politiques peu préparés.

Ce type d’interview repose sur un rapport de force subtil. L’invité cherche à délivrer son message. Le journaliste cherche à tester sa solidité. Lorsque l’équilibre se rompt, la scène devient mémorable.

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Communication politique : les leçons d’un moment de flottement

L’épisode rappelle plusieurs enseignements essentiels.D’abord, la nécessité d’une préparation médiatique fine. Les conseillers peuvent recommander des techniques – comme le silence stratégique – mais celles-ci doivent être adaptées au contexte. Ensuite, l’importance de la réactivité. En télévision, l’absence de réponse est rarement neutre.

Enfin, la conscience du pouvoir des réseaux sociaux. Toute séquence peut être isolée, sortie de son contexte et amplifiée. Pour Xavier Bertrand, cet épisode semble désormais digéré. Son ton dans le podcast est détendu, presque amusé. Cette capacité d’autodérision peut aussi être un atout politique.

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Un silence devenu symbole

Avec le recul, cette interview face à Anne-Sophie Lapix est devenue plus qu’un simple échange. Elle incarne la fragilité d’une campagne. Elle montre comment une phrase et un silence peuvent influencer une perception. La politique moderne se joue autant sur le fond que sur la forme. Une posture, un regard, un temps de réponse peuvent peser autant qu’un programme.

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En reconnaissant aujourd’hui « Je suis passé pour un imbécile », Xavier Bertrand reprend la main sur la narration. Il transforme un moment de gêne en anecdote assumée. Mais la séquence reste gravée comme l’un des instants télévisés marquants de la présidentielle 2022. Et elle rappelle une vérité simple : en politique, chaque seconde compte.

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Clémence
Je fais partie de la rédac' SBG, et j'aime écrire, sortir, m'amuser, manger (très important, ça aussi !) et partager. Je vous propose donc régulièrement de découvrir mes derniers coups de <3.