Le ton est monté. Très monté. Et cette fois, ce ne sont ni des bancs d’Assemblée ni un plateau télé qui ont servi de théâtre à la confrontation.

C’est dans un restaurant niçois qu’une altercation musclée aurait opposé Éric Dupond-Moretti et Christian Estrosi. Invité du podcast “Les yeux dans les yeux” de Jean-Jacques Bourdin, l’ancien garde des Sceaux est revenu sur cet épisode tendu qui, selon ses mots, aurait pu mal tourner.
Une altercation politique dans un restaurant à Nice
Les faits remonteraient à fin octobre. Éric Dupond-Moretti explique déjeuner tranquillement lorsqu’il voit Christian Estrosi, maire de Nice, quitter sa table pour venir à sa rencontre. Selon son récit, l’approche aurait été volontairement provocatrice.
"Toi t'es pas un intermittent de la connerie ! " ????????@E_DupondM me raconte son clash dans un restaurant de Nice avec @cestrosi
— Jean-Jacques Bourdin (@JJBourdin_off) February 14, 2026
A retrouver dans le nouvel épisode de mon #podcast pic.twitter.com/B1PbD4MlDH
Le maire aurait lancé : “Bonjour monsieur l’intermittent du spectacle”. Une formule qui fait directement référence aux critiques souvent adressées à l’ancien ministre sur son passé d’avocat pénaliste médiatique. La réponse ne s’est pas fait attendre : “Mais toi t’es pas un intermittent de la connerie.” Une phrase choc devenue immédiatement virale.
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Menaces et tensions : jusqu’où la confrontation est-elle allée ?
Selon les déclarations d’Éric Dupond-Moretti, la tension serait montée d’un cran lorsque Christian Estrosi aurait prononcé : “Je te casserai la gueule.” L’ancien ministre affirme lui avoir répondu “Viens”, tout en précisant que l’altercation ne s’est pas physiquement concrétisée.
D’autres propos auraient été échangés au cours de la soirée, notamment des accusations de “courtisan permanent” et une phrase particulièrement forte : “Je vais t’en coller une.” Selon des révélations de presse, le maire aurait également évoqué une future “OQTF à Nice”, formule lourde de sens dans le contexte politique actuel.
Ce que dit cet épisode sur le climat politique français
Au-delà de l’anecdote, cette altercation entre deux figures politiques de premier plan met en lumière une crispation croissante du débat public. Clash politique, personnalisation des affrontements, rivalités locales et nationales : l’épisode illustre une tension qui dépasse les individus.
Dans un contexte où la défiance envers les responsables politiques est forte, ces scènes contribuent à nourrir l’idée d’une politique devenue spectacle. L’expression “intermittent du spectacle”, employée comme pique, en est d’ailleurs le symbole involontaire.
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Éric Dupond-Moretti : un style frontal assumé
Ancien ténor du barreau devenu ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti a toujours cultivé un style direct, parfois rugueux. Son passage au gouvernement avait déjà été marqué par des passes d’armes médiatiques. Cette altercation s’inscrit dans cette continuité.
Dans le podcast, il assure être “passé à autre chose”. Mais en racontant la scène avec force détails, il contribue à remettre le sujet dans l’espace public.
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Christian Estrosi : un positionnement politique affirmé
De son côté, Christian Estrosi, maire influent d’une grande ville du sud, est connu pour ses prises de position tranchées. L’évocation d’une “OQTF à Nice” dans un échange privé résonne particulièrement dans un contexte où la question migratoire occupe le débat national.
Cette confrontation illustre aussi des divergences idéologiques anciennes entre les deux hommes.
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Une séquence médiatique à fort impact
Depuis la diffusion du podcast, les réseaux sociaux se sont emparés de l’affaire. La punchline “intermittent de la connerie” circule abondamment. L’épisode alimente commentaires, débats et analyses sur la virilité en politique, la mise en scène du conflit et la communication stratégique.
Pour approfondir l’analyse du rôle des punchlines en politique, voir notre article dédié à la communication politique et aux clashs médiatisés.
Un incident révélateur d’un malaise plus large
Au-delà des formules choc, cette altercation révèle un climat de tension généralisé. Les échanges privés deviennent publics. Les différends politiques se personnifient. La frontière entre sphère privée et scène publique se brouille.
Cet épisode entre Dupond-Moretti et Estrosi restera probablement comme un symbole d’une époque où la politique se joue autant dans les restaurants que dans les institutions.
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