À l’approche du premier tour des élections municipales 2026, prévu le 15 mars, la candidature de Louis Sarkozy à la mairie de Menton suscite autant d’espoirs que d’interrogations.

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Le fils cadet de Nicolas Sarkozy, âgé de 28 ans, s’est lancé dans la course à l’hôtel de ville en septembre 2025, promettant un « renouveau mentonnais » et une rupture avec les pratiques politiques traditionnelles. Pourtant, sur le terrain, l’adhésion reste contrastée.
Dans cette commune des Alpes-Maritimes d’environ 31 000 habitants, la notoriété nationale du nom Sarkozy ne suffit pas à garantir l’adhésion locale. Si certains habitants se disent prêts à tenter l’expérience d’un nouveau visage, d’autres expriment un scepticisme persistant. À quelques semaines du scrutin, l’équation demeure incertaine pour le jeune candidat.
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Une campagne de terrain intensive pour se faire connaître
Depuis l’annonce officielle de sa candidature, Louis Sarkozy multiplie les déplacements, rencontres et réunions publiques. Il revendique un engagement quotidien « de 8 heures à 22 heures », déterminé à convaincre les électeurs un à un. Se présentant comme « Mentonnais d’adoption », il assume son absence d’ancrage familial ancien dans la ville, préférant mettre en avant sa volonté d’engagement et sa proximité avec les habitants.
Lors de la 92e édition de la fête du Citron, événement emblématique de Menton, le 14 février, le candidat était présent aux côtés de son épouse, Natali Husic. L’occasion pour lui d’aller à la rencontre des Mentonnais dans un cadre festif, symbole de l’identité locale. Mais si l’enthousiasme était palpable chez certains, d’autres voix se sont montrées plus réservées.
Une habitante de longue date, se définissant comme « Mentonnaise de quatrième génération », résume le sentiment partagé par une partie de l’électorat : « On ne le connaît pas. Ce n’est pas trop la mentalité ici… » Cette remarque illustre un enjeu central de la campagne : la question de la légitimité locale.
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Le poids du nom Sarkozy : atout ou handicap ?
Porter le nom de Sarkozy constitue un avantage évident en termes de visibilité médiatique. Depuis l’annonce de sa candidature, Louis Sarkozy bénéficie d’une exposition nationale inhabituelle pour un scrutin municipal dans une ville moyenne. Cette médiatisation lui permet d’installer rapidement sa notoriété.
Cependant, ce même nom suscite aussi des réticences. Certains électeurs redoutent une candidature motivée davantage par l’ambition personnelle que par l’enracinement local. D’autres estiment que la décision des Républicains de lui accorder l’investiture a été influencée par son patronyme plus que par son expérience.
La critique la plus directe est venue de Sandra Paire, ancienne adjointe au maire sortant Jean-Claude Guibal, qui a dénoncé un choix guidé par « le nom » plutôt que par « la loyauté ». Privée de l’investiture LR au profit de Louis Sarkozy, elle a publiquement marqué sa rupture avec le parti.
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Une liste tournée vers le « renouveau mentonnais »
Pour répondre aux critiques sur son manque d’expérience, Louis Sarkozy met en avant une liste composée « à 90 % » de personnalités n’ayant jamais exercé de mandat électif. L’objectif affiché est clair : incarner une nouvelle génération politique, éloignée des querelles d’appareil et des logiques partisanes traditionnelles.
Son discours repose sur la promesse d’une « fin de l’ancien monde », formule qui vise à séduire les électeurs désireux de changement. Il insiste sur la nécessité de renouveler les pratiques municipales, de moderniser la gestion locale et d’insuffler une dynamique nouvelle à la ville.
Toutefois, cette stratégie comporte un risque. L’absence d’expérience politique de la majorité des colistiers peut être perçue comme un manque de solidité dans la gestion des affaires communales. À Menton, où la stabilité municipale a longtemps été valorisée, cette rupture radicale peut déstabiliser une partie de l’électorat.
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Une bataille à trois avec Alexandra Masson et Sandra Paire
La campagne des municipales à Menton ne se résume pas à un duel. Face à Louis Sarkozy, deux principales concurrentes structurent le paysage politique local.
La députée du Rassemblement national, Alexandra Masson, bénéficie d’un ancrage politique affirmé et d’une base électorale solide. Pour certains habitants, elle représente une alternative plus claire et plus expérimentée. Plusieurs électeurs interrogés ont d’ailleurs indiqué envisager de lui accorder leur vote.
De son côté, Sandra Paire, candidate sans étiquette, revendique son enracinement local et son expérience municipale. Ancienne adjointe de Jean-Claude Guibal, elle entend capitaliser sur sa connaissance des dossiers et sur sa proximité avec les habitants. Malgré une condamnation en novembre 2025 à trois mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêts — décision contestée en cassation — elle maintient sa candidature et affirme sa détermination. Cette configuration rend la campagne particulièrement ouverte. Aucun candidat ne semble en mesure d’imposer une domination nette à ce stade.
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Une élection déterminante pour l’avenir politique de Louis Sarkozy
Au-delà de l’enjeu local, le scrutin du 15 mars revêt une dimension symbolique pour Louis Sarkozy. Cette première candidature constitue un test grandeur nature pour celui qui n’avait jamais exercé de fonction politique auparavant. Une victoire à Menton marquerait un tournant majeur dans son parcours et poserait les bases d’une carrière nationale.
À l’inverse, une défaite pourrait freiner ses ambitions et alimenter les critiques sur une entrée en politique jugée prématurée par certains observateurs. Le jeune candidat joue donc une partie importante de son avenir politique.
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Entre curiosité et prudence des électeurs mentonnais
Sur les marchés et dans les cafés de Menton, les discussions témoignent d’un climat partagé. Certains habitants se disent séduits par l’idée d’un « souffle nouveau » et d’une équipe renouvelée. D’autres préfèrent s’en remettre à des profils plus expérimentés ou déjà implantés localement.
L’argument du manque d’expérience revient régulièrement. À 28 ans, Louis Sarkozy incarne une nouvelle génération, mais doit encore convaincre qu’il possède la maturité et les compétences nécessaires pour diriger une commune de 31 000 habitants.
À quelques semaines du premier tour, rien n’est joué. La campagne s’intensifie et chaque déplacement, chaque prise de parole peut influencer un électorat encore indécis.
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Une campagne sous haute attention médiatique
La présence du fils de l’ancien président Nicolas Sarkozy transforme cette élection municipale en événement suivi bien au-delà des frontières de la ville. Les médias nationaux scrutent chaque déclaration, chaque déplacement, chaque réaction locale.
Cette visibilité accrue peut constituer un levier, mais aussi un facteur de pression supplémentaire. Dans un contexte où les électeurs réclament proximité et authenticité, l’exposition médiatique doit être maîtrisée pour éviter l’effet inverse.
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À Menton, le verdict appartiendra aux urnes. Le 15 mars, les habitants décideront s’ils souhaitent accorder leur confiance à Louis Sarkozy et à son projet de « renouveau mentonnais », ou s’ils préfèrent s’en remettre à des profils jugés plus familiers. Une chose est certaine : cette élection municipale dépasse largement le simple cadre local et pourrait marquer le véritable décollage — ou le coup d’arrêt — d’une carrière politique naissante.
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