La pluie ne cesse de tomber sur Paris et, avec elle, l’inquiétude monte. Ce mardi 17 février, tous les regards sont tournés vers la Seine.

Au point de mesure de Paris-Austerlitz, les prévisions hautes annoncent un pic pouvant atteindre 3,68 mètres dès 11 heures. Un niveau qui, sans être exceptionnel, suffit à bouleverser le quotidien des Parisiens.
Dimanche soir déjà, le fleuve avait franchi la barre symbolique des 3,20 mètres. Un seuil bien connu des autorités : à partir de ce niveau, une partie des voies sur berges est systématiquement fermée. Les barrières ont fleuri le long des quais, interdisant l’accès aux piétons, aux cyclistes et aux automobilistes. L’image est saisissante : là où l’on se promène habituellement au bord de l’eau, des rubans de sécurité et des grilles métalliques rappellent que la Seine peut, en quelques heures, reprendre ses droits.
La circulation est particulièrement compliquée entre le pont du Garigliano et Bir Hakeim. Même situation du côté du tunnel des Tuileries jusqu’à celui d’Henri IV, sur la voie Georges Pompidou et son prolongement piéton du parc Rives de Seine. Les automobilistes doivent composer avec des itinéraires déviés, tandis que les transports en commun absorbent un afflux supplémentaire de voyageurs.
Si la cote dépasse 3,50 mètres, puis 3,70 mètres, de nouvelles fermetures pourraient être décidées. À 3,68 mètres annoncés, la capitale flirte avec un nouveau palier de vigilance. Les équipes municipales surveillent la situation heure par heure. La liste complète des axes fermés est actualisée en continu par la Ville de Paris afin d’informer les habitants.
Pour autant, la mairie se veut rassurante : cet épisode de crue est qualifié de « classique » pour la saison hivernale. Rien à voir avec la spectaculaire crue de 1910, lorsque la Seine avait atteint 8,62 mètres au pont d’Austerlitz le 28 janvier. À l’époque, Paris était littéralement submergée, les rues transformées en canaux.
Aujourd’hui, la situation reste sous contrôle, mais elle rappelle la vulnérabilité d’une ville traversée par un fleuve capricieux. Entre prudence et adaptation, Paris s’organise, en espérant que le pic attendu en fin de matinée marque le début d’une décrue progressive.
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