La phrase est courte, mais elle en dit long. « On ne me l’a pas proposé. » En évoquant son passé au 20h de France 2, Jean-Baptiste Marteau a laissé transparaître une réalité que beaucoup soupçonnaient déjà : être joker ne garantit pas d’obtenir le poste titulaire lorsque celui-ci se libère.

Avant l’arrivée de Léa Salamé aux commandes du journal, Jean-Baptiste Marteau était déjà le remplaçant attitré d’Anne-Sophie Lapix. Chaque absence de la présentatrice voyait le journaliste prendre place derrière le bureau du 20h, assurant la continuité avec sérieux et régularité. Pourtant, lorsque le poste s’est libéré, la direction a fait un autre choix.
Invité sur RTL le 14 février, Jean-Baptiste Marteau n’a pas cherché à dramatiser la situation. Il a expliqué avec simplicité qu’un poste comme celui-là « ne se refuse pas », mais que la décision appartient à la direction de l’information. « On ne se porte pas candidat quand quelqu’un s’en va », a-t-il précisé.
Cette expérience passée éclaire d’un jour particulier la situation actuelle. Car aujourd’hui, c’est Léa Salamé qui pourrait être amenée à quitter le 20h si son compagnon, Raphaël Glucksmann, se lançait dans la course à l’élection présidentielle. Entendue le 2 février par la commission d’enquête sur la neutralité de l’audiovisuel public, la journaliste a affirmé qu’elle se retirerait des antennes en cas de candidature officielle.
Dans ce contexte, Jean-Baptiste Marteau se retrouve à nouveau en première ligne. Joker officiel, il assure déjà le journal en cas d’absence. Mais son expérience passée rappelle que rien n’est automatique.
Cette fois, l’histoire pourrait-elle être différente ? Le journaliste, prudent, se garde bien de toute projection. « Je suis incapable de vous dire ce que je ferais dans 2 ans, dans 5 ans, dans 10 ans », a-t-il confié. Une manière de rappeler que dans l’audiovisuel public, les décisions se prennent souvent dans la discrétion et la stratégie.
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