Le 31 janvier, Ambre interprète Si seulement je pouvais lui manquer sur le plateau de la Star Academy. Le public est ému, les professeurs saluent son intensité. Pourtant, peu mesurent à cet instant que la chanson touche à quelque chose de profondément personnel.

Le titre de Calogero évoque l’absence d’un parent, le manque d’un père, la difficulté de grandir sans ce regard protecteur. Pour Ambre, ces paroles ne sont pas abstraites. Elle a grandi avec un père biologique qu’elle décrit comme « distant ». « On n’a jamais été très proches », confie-t-elle.
Au moment de cette prestation, elle ignore si son père la regarde. Elle n’a pas accès à son téléphone, comme tous les élèves enfermés au château de Dammarie-les-Lys. Cette distance médiatique reflète une distance plus ancienne. Pourtant, elle ne cherche pas à provoquer une réaction. Elle ne présente pas cette interprétation comme un message adressé à quelqu’un en particulier.
« Cette chanson me tenait à cœur », explique-t-elle. « Elle est arrivée au bon moment. » Elle parle d’un besoin de se livrer sur « une autre facette » d’elle-même. La musique devient un espace d’expression instinctif, presque thérapeutique.
Ce qui bouleverse, c’est l’absence d’attente. Elle affirme ne rien avoir espéré de l’aventure concernant sa relation avec son père. « Je n’y ai pas du tout pensé avant de m’engager », dit-elle. La Star Academy n’était pas un outil de réparation, mais un projet personnel.
Après sa victoire, Ambre adopte définitivement son nom de scène Amber Jadah. Un choix ancien, pensé pour faciliter son rayonnement à l’international. Cette décision renforce l’idée d’une jeune artiste qui construit sa trajectoire avec détermination.
Dans l’ombre de cette performance chargée d’émotion, une autre figure se détache : sa mère, Nabila Belaidouni. Elle a soutenu sa fille publiquement, évoquant son rêve d’enfant de devenir artiste. Elle appelait les fans à voter pour elle, convaincue de sa capacité à transmettre des émotions.
La performance sur Calogero n’était donc pas seulement un moment musical fort. C’était une confession en musique, une manière élégante de transformer une histoire personnelle en émotion universelle. Et c’est peut-être cette sincérité qui a définitivement conquis le public.
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