La tension est montée d’un cran autour de Karine Le Marchand. L’animatrice star de M6 se retrouve au cœur d’une violente polémique après son passage dans L’heure des pros sur CNews, où elle faisait la promotion de son documentaire Les nouveaux Français : 100 ans d’immigration, diffusé le 9 février.

Mais ce qui devait être une simple interview promotionnelle a rapidement dégénéré en tempête médiatique.
Au centre des critiques, une phrase prononcée lorsqu’elle évoquait son arrivée à Paris dans les années 1980. Ayant grandi à Nancy, Karine Le Marchand expliquait qu’elle et sa sœur étaient « les seules de l’école à avoir cette tête-là ». Une réflexion sur son ressenti d’adolescente, qui a été extraite d’un échange de trente minutes pour circuler massivement sur les réseaux sociaux sous forme de séquence de quinze secondes.
Très vite, les accusations de racisme ont fusé. Une députée de La France insoumise a même saisi l’Arcom, estimant que ces propos posaient problème. Dans la foulée, les attaques se sont multipliées en ligne, allant jusqu’à des menaces qualifiées d’« extrêmement graves ».
Face à cette escalade, le Groupe M6 a décidé de prendre position. Dans un communiqué publié le 12 février 2026, la chaîne indique que Karine Le Marchand, « productrice et animatrice du documentaire Les nouveaux Français : 100 ans d’immigration », fait l’objet de « très nombreuses attaques et de menaces extrêmement graves à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’extraits d’interviews tronqués ». Le groupe audiovisuel condamne fermement ces menaces et affirme son « soutien total » à l’animatrice.
Ce soutien officiel marque un tournant. Karine Le Marchand est l’un des visages les plus emblématiques de M6, notamment grâce à L’amour est dans le pré. Voir la chaîne intervenir publiquement montre à quel point la situation est prise au sérieux en interne.
De son côté, l’animatrice a choisi de répondre frontalement sur Instagram. En story, le 10 février, elle a dénoncé une « pseudo-polémique » et insisté sur le fait que ses propos avaient été sortis de leur contexte. « Sur trente minutes d’interviews, ils ont pris quinze secondes », a-t-elle rappelé. Elle a aussi tenu à affirmer son identité : « Je suis noire, à moitié noire et fière de l’être, à moitié blanche aussi. Je suis fière de ce que je suis. »
Avec son franc-parler habituel, elle a conclu en assurant que « la haine ne la touche pas » et qu’elle n’en avait « rien à faire ». Une posture assumée, mais qui n’a pas empêché la polémique de s’installer. Entre liberté d’expression, sensibilité des sujets liés à l’immigration et emballement numérique, l’affaire révèle à quel point quelques secondes peuvent suffire à déclencher une crise majeure.
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