Le 9 février, Karine Le Marchand présentait Les nouveaux Français : 100 ans d’immigration, un documentaire ambitieux retraçant un siècle d’histoire française à travers les trajectoires de familles issues de l’immigration.

Archives colorisées, récits intimes, témoignages de personnalités comme Nikola Karabatic ou Rachel Khan : le programme se voulait pédagogique et rassembleur.
Pourtant, c’est un autre sujet qui a dominé les discussions. Quelques jours plus tôt, lors d’un passage sur CNews pour promouvoir le documentaire, l’animatrice avait évoqué son arrivée à Paris dans les années 1980 après avoir grandi à Nancy. Elle expliquait qu’elle et sa sœur étaient « les seules de l’école à avoir cette tête-là ».
Isolée de son contexte, cette phrase a déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux. Les accusations de racisme ont émergé, entraînant un signalement auprès de l’Arcom par une députée LFI.
Karine Le Marchand a dénoncé une « pseudo-polémique » et rappelé qu’elle parlait de son propre ressenti d’adolescente. Elle a insisté sur son identité métisse, affirmant être « à moitié noire et fière de l’être ».
Dans cette séquence, ce qui frappe, c’est le contraste entre le contenu du documentaire et la polémique qui l’entoure. Les nouveaux Français : 100 ans d’immigration cherche à mettre en lumière la richesse et la complexité des parcours migratoires en France. Pourtant, une phrase de quinze secondes a suffi à détourner l’attention.
Le Groupe M6, face aux « attaques » et aux « menaces extrêmement graves » évoquées dans son communiqué, a affirmé son « soutien total » à son animatrice. Une réaction qui montre l’ampleur prise par l’affaire.
Cette situation illustre le pouvoir des réseaux sociaux à redéfinir l’agenda médiatique. En quelques heures, l’attention peut se déplacer du contenu d’un programme à une controverse périphérique, laissant en arrière-plan le travail éditorial réalisé.
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