Lorsque les députés ont examiné les comptes de Cash Investigation, ce n’est pas le contenu éditorial qui a été contesté, mais le niveau des dépenses. Le programme phare porté par Élise Lucet sur France 2 a été analysé sous l’angle budgétaire, et un chiffre en particulier a retenu l’attention : 50 000 euros pour le plateau d’une émission.

Charles Alloncle, rapporteur de la commission, a estimé que cette somme pouvait sembler excessive. La question posée était simple mais directe : un tel montant est-il justifié lorsqu’il s’agit d’argent public ?
Élise Lucet a répondu en expliquant que le plateau est celui du journal de 20 heures de France 2, évitant ainsi des frais de location externe. Elle a insisté sur le nombre d’invités présents lors de certaines émissions, nécessitant davantage de caméras et une équipe technique renforcée.
Les députés ne remettaient pas en cause le principe de l’investigation, mais cherchaient à comprendre la structure des coûts. Combien coûte réellement une heure de télévision en prime time ? Quels sont les postes de dépense ? Quelle part représente le plateau par rapport aux mois d’enquête en amont ?
La journaliste a rappelé que Cash Investigation repose sur un travail long et exigeant. Les enquêtes peuvent durer plusieurs mois, impliquer des déplacements, des tournages à l’étranger et des vérifications juridiques complexes.
Le débat a ainsi révélé une tension entre la perception du public et la réalité de la production télévisuelle. Pour beaucoup, 50 000 euros est une somme considérable. Pour les professionnels du secteur, il s’agit d’un budget cohérent au regard des standards du prime time.
Cette audition a mis en évidence un enjeu central : comment expliquer les coûts de production dans un contexte où la transparence financière est devenue une exigence politique forte ? Pour Élise Lucet, l’essentiel était de démontrer que les moyens engagés correspondent à la nature et à l’ambition du programme.
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