Le 7 juillet prochain à 13h30, la cour d’appel de Paris rendra une décision qui pourrait bouleverser l’avenir politique de Marine Le Pen. Au cœur du dossier : le procès des assistants parlementaires du Rassemblement national, dans lequel la députée du Pas-de-Calais est poursuivie pour détournements de fonds publics.

En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à deux ans de port de bracelet électronique ainsi qu’à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate. Cette dernière sanction a eu un effet direct : elle l’empêche, à ce stade, de se porter candidate à l’élection présidentielle. Or, la cheffe de file du RN ambitionne ouvertement une quatrième candidature à l’Élysée.
Devant la cour d’appel, le parquet général a requis cinq ans d’inéligibilité à son encontre. Une peine qui, si elle était confirmée, compromettrait sérieusement son calendrier politique et redistribuerait les cartes au sein du Rassemblement national.
À l’issue de l’audience, Marine Le Pen a brièvement confié aux journalistes : « Plus la décision était rendue tôt, mieux je me portais ». Une phrase sobre, mais qui traduit l’enjeu considérable de ce rendez-vous judiciaire.
Son avocat, Maître Rodolphe Bosselut, a insisté sur la portée exceptionnelle de l’arrêt à venir. Il a rappelé que sa cliente se trouve « à l’orée d’une élection primordiale pour le pays » et a qualifié la décision attendue de « vertigineuse ». Une manière d’alerter les magistrats sur la dimension institutionnelle du dossier.
L’affaire concerne l’utilisation d’assistants parlementaires européens du RN et les soupçons de détournements de fonds publics. Plusieurs autres prévenus sont également concernés par la procédure, mais l’attention se concentre sur Marine Le Pen, dont le parcours politique est étroitement lié aux échéances électorales à venir.
Le 7 juillet, à 13h30 précises, la cour d’appel tranchera. Confirmation de la peine ? Aménagement ? Annulation ? Cette décision pourrait marquer un tournant majeur dans la vie politique française.
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