La Commission d’enquête sur l’audiovisuel public enchaîne les auditions. Après Laurent Delahousse puis Léa Salamé, c’est Élise Lucet qui s’est présentée devant les députés ce mardi 10 février. Une séquence attendue, tant la journaliste incarne l’investigation au sein de France Télévisions.

Le contexte est particulier. Le financement et la gestion de l’audiovisuel public font l’objet d’un examen minutieux. Les salaires, les frais de déplacement, les dépenses internes sont analysés avec précision. Élise Lucet savait qu’elle serait interrogée sur ces sujets.
Très vite, la question des “frais de bouche” est arrivée sur la table. Certains élus ont évoqué l’usage des cartes bancaires professionnelles du groupe. Élise Lucet a répondu en détaillant le fonctionnement des cartes “corporate”, utilisées uniquement lors des reportages pour régler les dépenses liées aux missions.
Elle a insisté sur le fait que ces cartes permettent d’éviter aux équipes d’avancer des frais personnels. Rien d’exceptionnel, selon elle, mais un outil pratique et encadré.
La période du Covid a également été abordée. Elle a reconnu que des plateaux-repas étaient fournis lors des tournages d’Envoyé spécial, dans un contexte où les restaurants étaient fermés. Elle a rejeté toute idée de réception luxueuse ou de “cocktails” financés par le groupe.
Au fil de son audition, Élise Lucet a surtout défendu une vision du service public. Une entreprise contrôlée, encadrée, soumise à des règles strictes, loin de l’image caricaturale parfois véhiculée.
Face aux députés, elle n’a pas seulement répondu pour elle-même. Elle a aussi défendu l’engagement des équipes de France Télévisions, notamment pendant la crise sanitaire. Une posture offensive, assumée, dans la droite ligne de son parcours d’investigatrice.
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