À l’heure où l’influence fait rêver des milliers de jeunes Français, Juju Fitcats a choisi de parler vrai. Derrière les vidéos inspirantes et les stories bien cadrées, la réalité économique est bien plus complexe. L’influenceuse, révélée au grand public par Danse avec les stars, a accepté d’expliquer concrètement comment elle gagne sa vie.

Son parcours commence il y a près de dix ans sur YouTube. Très rapidement, son contenu axé sur le sport et la nutrition trouve son public. Les vues s’accumulent, les abonnés aussi, et avec eux les premières rentrées d’argent. En moins d’un an, elle franchit un cap symbolique : le plafond de l’autoentreprise. Une performance rare qui marque le début d’une activité pleinement professionnelle.
Mais Juju Fitcats tient à casser un mythe. Non, tous les influenceurs ne roulent pas sur l’or. Elle rappelle que seuls 10 % des créateurs de contenus en France parviennent à vivre réellement de leur activité. Pour les autres, les revenus restent faibles, irréguliers ou insuffisants pour en faire un métier à temps plein.
Dans son cas, l’équilibre financier repose sur trois sources distinctes. La première est la publicité automatique sur YouTube, rémunérée via le CPM. En France, ce montant reste limité, autour de 4 euros, bien loin des standards américains. La seconde source correspond à son travail d’animatrice, notamment sur M6, qui lui offre une stabilité complémentaire. Enfin, les partenariats avec les marques constituent un apport important, mais strictement encadré.
Juju Fitcats affirme refuser près de 99 % des propositions commerciales qu’elle reçoit. Une sélection drastique qui lui permet de rester cohérente avec ses valeurs et son discours. Elle préfère décliner des contrats très lucratifs plutôt que de promouvoir des produits auxquels elle ne croit pas.
Consciente de sa chance, l’influenceuse revendique aussi un rapport sain à l’argent. Issue d’un milieu modeste, elle voit dans sa réussite une revanche personnelle et familiale. Un témoignage lucide qui apporte un éclairage précieux sur les réalités économiques de l’influence en France.
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