Le timing du départ de Sonia Mabrouk de CNews intrigue autant que la décision elle-même. Survenant à un moment de forte tension politique et médiatique, il apparaît aujourd’hui comme particulièrement stratégique.

À l’approche de grandes échéances électorales, les chaînes d’information renforcent traditionnellement leurs dispositifs éditoriaux. Les figures capables de structurer le débat, d’interviewer les responsables politiques et de créer de la séquence sont plus recherchées que jamais. Sonia Mabrouk fait clairement partie de ces profils.
Son départ intervient aussi dans un contexte de remise en question des pratiques médiatiques. Le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini après sa condamnation a cristallisé de nombreuses tensions. En partant à ce moment précis, Sonia Mabrouk inscrit son geste dans une actualité plus large, où l’éthique des médias est régulièrement interrogée.
Ce choix de calendrier lui permet également de rester au centre de l’attention. En quittant CNews maintenant, elle ne disparaît pas du radar médiatique. Au contraire, elle alimente les discussions, les spéculations et les projections. Un avantage non négligeable dans un secteur où la visibilité compte autant que les compétences.
Pour les groupes audiovisuels, ce timing est idéal. Recruter une journaliste disponible, reconnue et médiatiquement exposée à ce moment précis représente une opportunité rare. Sonia Mabrouk arrive sur le marché au moment exact où la demande est la plus forte.
Rien n’a été officialisé pour la suite, mais ce départ, loin d’être improvisé, ressemble de plus en plus à un mouvement parfaitement calculé. Une décision qui pourrait peser lourd dans les mois à venir.
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