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“J’ai un enfant et…” : Rachida Dati durcit le ton et relance la polémique autour de Complément d’enquête

07 février 2026 - 16 : 25
par Clémence Auditionnée sous serment, Rachida Dati relance la polémique autour de Complément d’enquête et dénonce des méthodes qu’elle juge contraires à la déontologie journalistique, évoquant des accusations graves touchant sa famille.

Auditionnée ce jeudi 5 février par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Rachida Dati a livré une intervention particulièrement remarquée.

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Sous serment, la ministre de la Culture a réaffirmé des accusations graves à l’encontre de l’émission Complément d’enquête, diffusée sur France 2, mettant en cause des pratiques qu’elle estime contraires à toute déontologie journalistique. Cette fois, la responsable politique a insisté sur un point sensible : l’impact direct de ces méthodes présumées sur sa famille, évoquant sa situation personnelle et celle de son enfant.

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Une audition sous serment très attendue par les parlementaires

Cette audition s’inscrit dans le cadre des travaux de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, chargée d’évaluer le fonctionnement, l’indépendance et les pratiques des médias de service public. Dès ses premières prises de parole, Rachida Dati a adopté un ton ferme, rappelant qu’elle s’exprimait sous serment, ce qui confère à ses propos une portée institutionnelle et juridique particulière.

Face aux députés, la ministre n’a pas varié dans sa ligne : elle affirme qu’un journaliste, passant par un intermédiaire, aurait approché un membre de sa famille en se présentant comme indépendant. Selon elle, une proposition financière aurait été évoquée en échange d’informations « très à charge » la concernant. Une accusation lourde, qui soulève immédiatement des questions sur les méthodes d’enquête journalistique et leurs limites.

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Des accusations réitérées contre Complément d’enquête

Lors de son audition, Rachida Dati a répété mot pour mot ce qu’elle dénonçait déjà depuis plusieurs mois. Elle affirme maintenir l’intégralité de ses propos, estimant que la ligne rouge aurait été franchie lorsqu’un proche, présenté comme vulnérable et fragile, aurait été sollicité. « Maintenant, j’ai un enfant et c’est plus compliqué », a-t-elle déclaré, soulignant que la protection de sa sphère familiale constitue pour elle une limite infranchissable.

Ces déclarations s’inscrivent dans la continuité d’une polémique ancienne. Dès la diffusion, en juin 2025, du numéro intitulé Rachida Dati, la conquête à tout prix, la ministre avait dénoncé ce qu’elle qualifiait déjà de pratiques de « voyous ». À l’époque, elle accusait l’équipe de Complément d’enquête d’avoir dépassé le cadre de l’enquête journalistique classique.

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Le contexte explosif de l’enquête diffusée sur France 2

Le numéro de Complément d’enquête en question s’intéressait notamment à des soupçons d’honoraires non déclarés perçus par Rachida Dati auprès de GDF Suez lorsqu’elle était eurodéputée. Ces révélations ont conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire pour corruption, un élément central du débat public entourant la ministre depuis plusieurs mois.

Dans ce contexte, les accusations portées contre l’émission prennent une dimension particulière : elles interrogent à la fois la liberté de la presse, le droit d’enquêter sur des responsables politiques, et la protection de la vie privée des proches.

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Le refus de transmettre les échanges au cœur des tensions

Un point précis de l’audition a cristallisé les échanges avec les parlementaires : le refus de Rachida Dati de transmettre les échanges qu’elle affirme détenir. Selon elle, ces messages constituent des échanges privés impliquant un tiers qui ne souhaite pas être exposé. La ministre a assuré qu’elle n’avait « aucune obligation » de les communiquer à la commission.

Cette position a suscité des réactions vives, notamment de la part de la députée socialiste Ayda Hadizadeh, qui a rappelé que la mission de la commission implique l’accès aux éléments permettant d’évaluer la gravité des accusations formulées. Malgré les demandes répétées, Rachida Dati est restée inflexible, indiquant qu’elle accepterait éventuellement de produire ces documents uniquement dans le cadre d’une procédure judiciaire.

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Une commission face à des accusations jugées “d’une extrême gravité”

Le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, a qualifié les propos de la ministre d’extrême gravité. Face à l’impasse, il a annoncé son intention de saisir la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, afin de déterminer si la commission dispose d’un fondement juridique lui permettant d’exiger la transmission de ces pièces.

Cette démarche souligne l’enjeu institutionnel de l’affaire : au-delà de la personne de Rachida Dati, c’est le fonctionnement démocratique des commissions d’enquête et leur capacité à exercer un contrôle effectif qui sont en question.

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Les équipes de Complément d’enquête bientôt auditionnées

L’affaire est loin d’être close. Les équipes de Complément d’enquête, dont le présentateur Tristan Waleckx, doivent être auditionnées à leur tour la semaine prochaine. Cette audition est attendue comme un moment clé, susceptible d’apporter un éclairage sur les méthodes de travail de l’émission et de répondre point par point aux accusations formulées par la ministre.

Ces échanges pourraient également raviver le débat sur la frontière entre investigation journalistique, pression morale et respect de la vie privée, un sujet récurrent dès lors que des personnalités politiques de premier plan sont concernées.

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Une affaire aux répercussions politiques et médiatiques durables

En relançant publiquement cette polémique devant les députés, Rachida Dati place la question des pratiques journalistiques au cœur de l’actualité politique. Son insistance sur la dimension familiale de l’affaire, en évoquant explicitement son enfant, donne à ses propos une résonance émotionnelle forte, susceptible de marquer l’opinion.

Pour autant, son refus de fournir les éléments qu’elle affirme détenir nourrit également les critiques et alimente le scepticisme de certains parlementaires. Entre liberté de la presse, protection des proches et exigence de transparence, cette affaire cristallise des tensions profondes qui dépassent largement le cas individuel de la ministre de la Culture.

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À mesure que les auditions se poursuivront, l’enjeu sera de déterminer si ces accusations graves peuvent être étayées, ou si elles resteront au stade de déclarations politiques. Une chose est sûre : le dossier Rachida Dati – Complément d’enquête s’impose déjà comme l’un des épisodes les plus sensibles des travaux parlementaires sur l’audiovisuel public.

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Clémence
Je fais partie de la rédac' SBG, et j'aime écrire, sortir, m'amuser, manger (très important, ça aussi !) et partager. Je vous propose donc régulièrement de découvrir mes derniers coups de <3.