Dans la vie politique, la manière de partir est parfois aussi importante que la manière d’arriver. Rachida Dati en est convaincue, et c’est précisément ce qui a rendu son départ du gouvernement si délicat à gérer.

Alors que tout semblait indiquer une sortie rapide et relativement consensuelle, la ministre de la Culture a refusé de quitter la scène en silence.
Pour l’exécutif, la situation paraissait simple. Candidate à la mairie de Paris, Rachida Dati devait logiquement se consacrer pleinement à sa campagne. Sébastien Lecornu a donc souhaité clarifier rapidement la situation, afin d’éviter toute confusion sur le rôle de la ministre. Mais cette approche pragmatique n’a pas tenu compte d’un élément clé : la volonté de la principale intéressée de contrôler son image.
Rachida Dati n’a jamais caché son ambition pour Paris. À ses yeux, quitter le gouvernement devait être présenté comme un choix fort, assumé, presque militant. Partir trop vite, sans explication, aurait pu donner l’impression d’une éviction ou d’un désaveu politique. Un scénario qu’elle a immédiatement rejeté.
Selon ses proches, la ministre aurait très mal vécu la pression exercée pour accélérer son départ. Elle aurait insisté pour disposer de quelques jours supplémentaires, afin de préparer sa communication et de faire passer un message clair : elle quitte le gouvernement pour Paris, et non parce qu’on la pousse dehors.
Cette stratégie a été perçue comme une résistance inutile par certains membres de l’exécutif. Pourtant, pour Rachida Dati, l’enjeu était majeur. Elle sait que chaque détail compte à l’approche des municipales, et que la moindre ambiguïté peut être exploitée par ses adversaires politiques.
La tension est montée au fil des échanges. Les discussions se sont durcies, les positions se sont figées. Finalement, un accord a été trouvé sur la date de départ, mais sans dissiper complètement le malaise. La sortie de la ministre s’est faite dans un climat électrique, loin de la discrétion initialement envisagée.
En refusant un départ effacé, Rachida Dati a fait un pari. Celui de transformer une contrainte politique en démonstration de caractère. Reste à savoir si cette posture, perçue par certains comme courageuse et par d’autres comme conflictuelle, jouera en sa faveur dans la bataille parisienne qui s’annonce.
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