Il y a des expressions qui, pour certains, passent inaperçues. Pour d’autres, elles réveillent immédiatement une alarme intérieure.

Rachida Dati fait clairement partie de cette seconde catégorie. Lors de son audition devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, la ministre de la Culture est revenue sur une phrase qui l’a profondément touchée et qu’elle refuse de banaliser.
Cette expression, « s’occuper de quelqu’un », aurait été utilisée par Thomas Legrand dans une conversation privée avec Patrick Cohen. Une discussion captée sans leur accord, mais dont la révélation a provoqué un malaise durable. Pour Rachida Dati, ces mots ne sont pas neutres, surtout lorsqu’ils sont prononcés à propos d’une personnalité politique identifiée.
Face aux commissaires, elle a expliqué que ce type de formule renvoie à des pratiques d’intimidation qu’elle dit connaître. Sans jamais hausser le ton, elle a livré un témoignage personnel, soulignant que certaines expressions sont chargées d’une histoire et d’un contexte qui dépassent largement leur apparente banalité.
La ministre a insisté sur le fait que les responsables médiatiques, tout comme les responsables politiques, doivent mesurer l’impact de leurs paroles. Même lorsqu’elles sont prononcées hors antenne, elles peuvent révéler un état d’esprit ou une intention qui, une fois exposée, change la perception du public.
Ce moment a également permis de rappeler le climat parfois tendu entre sphère politique et sphère médiatique. Rachida Dati, habituée aux controverses, a reconnu avoir développé une carapace au fil des années. Mais elle a aussi admis que certaines phrases continuent de la toucher, car elles dépassent le simple désaccord politique.
Son intervention, marquée par une émotion contenue, a donné à cette audition une dimension plus humaine. Loin des échanges techniques habituels, elle a mis en lumière le poids des mots et leurs conséquences possibles. Un rappel fort, livré sans agressivité, mais avec la gravité de quelqu’un qui sait, par expérience, que certaines expressions ne sont jamais innocentes.
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