La séquence politique de ce début d’année est marquée par la publication d’un nouveau baromètre mensuel Ipsos BVA-CESI réalisé pour La Tribune Dimanche, une enquête d’opinion dont plusieurs médias ont relayé les principaux enseignements.

En France, ce type de baromètre est scruté de près parce qu’il donne une photographie de l’humeur du pays, des niveaux de popularité et d’impopularité des responsables politiques, et des dynamiques entre électorats.
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Un baromètre politique très commenté en ce mois de janvier 2026
Dans le cas présent, les chiffres diffusés ont notamment été repris par le site 20 Minutes (via AFP, selon la reprise), et mettent en avant un constat central : la défiance envers Emmanuel Macron s’accentue encore. À l’inverse, un autre élément retient l’attention : l’image de Sébastien Lecornu évolue de manière contrastée selon les familles politiques, avec une amélioration notable chez certains sympathisants de gauche, malgré une perception plus mitigée au sein du bloc central.
Avant d’entrer dans le détail, rappel utile : comme toute enquête d’opinion, ce baromètre n’a pas de valeur prédictive et doit être lu comme un instantané, sensible au contexte, à l’actualité immédiate et à la manière dont les questions sont formulées.
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Macron au plus bas : des chiffres d’impopularité record et un signal dans son propre camp
Le point qui a le plus frappé dans cette vague de janvier 2026 concerne Emmanuel Macron. Selon les résultats mentionnés, le chef de l’État recueille 18 % de jugements favorables, contre 79 % de jugements défavorables. Il s’agit d’un niveau particulièrement faible, présenté comme un record d’impopularité, avec une dégradation de 2 points par rapport au mois précédent.
Au-delà du niveau global, l’enquête met surtout en lumière un élément politique très sensible : la fragilité du socle de soutien présidentiel. D’après les chiffres rapportés, Emmanuel Macron perd 10 points chez les sympathisants de Renaissance, du MoDem et d’Horizons. Dans cet ensemble, ils ne seraient plus que 52 % à lui apporter leur soutien.
Cet indicateur est important parce qu’il ne décrit pas seulement l’image du président dans l’opinion générale : il pointe aussi une tension interne à la majorité ou, à tout le moins, une forme de refroidissement dans l’électorat historiquement le plus favorable. Dans les commentaires associés à ces résultats, Brice Teinturier (directeur général d’Ipsos) insiste précisément sur cette dimension : ce qui marque, c’est la fragilité du socle, autrement dit la difficulté à conserver un noyau dur stable.
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Lecornu : une image dégradée au centre, en hausse chez écologistes et socialistes
Autre enseignement largement repris : la situation de Sébastien Lecornu apparaît plus nuancée. Dans ce baromètre, il totalise 29 % d’opinions positives, contre 58 % d’opinions négatives. Le niveau reste donc globalement défavorable, mais la dynamique est jugée intéressante parce qu’elle varie fortement selon les camps.
Selon les chiffres relayés, son image se dégrade “un peu” au sein du bloc central, mais elle s’améliore auprès de plusieurs électorats : écologistes (+ 10), socialistes (+ 15) et LR (+ 9). Cette progression est présentée dans le contexte d’annonces de mesures budgétaires destinées à obtenir un accord de non-censure des socialistes.
Ces mouvements d’opinion peuvent être interprétés de plusieurs façons, sans surinterpréter : soit certains électeurs accordent du crédit à une stratégie de compromis, soit ils réagissent à des signaux précis envoyés à leur camp, soit ils comparent le responsable politique à d’autres figures du moment. Dans tous les cas, le contraste est net : une amélioration chez des sympathisants situés à gauche (et aussi à droite chez LR) peut coexister avec une crispation au centre, surtout si les arbitrages budgétaires sont perçus comme politiquement coûteux.
Bardella et Le Pen en tête : ce que dit le classement des personnalités pour 2027
Le baromètre se projette également dans la perspective de l’élection présidentielle 2027, en s’intéressant aux personnalités dont l’accession à l’Élysée “susciterait le plus de satisfaction”. D’après les chiffres rapportés, Jordan Bardella demeure en tête avec 35 % d’approbation (+ 2), suivi de près par Marine Le Pen à 33 % (+ 3).
Derrière ce duo, plusieurs personnalités sont citées avec leurs niveaux de “bonnes opinions” : Marion Maréchal à 23 % (+ 5), puis Gérald Darmanin (22 %, + 4), Gabriel Attal (22 %, + 3), Édouard Philippe (21 %, + 3) et Bruno Retailleau (18 %, + 1). À gauche, François Hollande est indiqué comme le mieux placé, lui aussi à 18 % (+ 4).
Ces données, prises ensemble, suggèrent surtout une hiérarchie de perceptions à un instant T : elles ne décrivent ni une intention de vote, ni un scénario électoral complet, mais plutôt une forme d’acceptabilité ou de préférence “à froid”, qui peut évoluer rapidement en fonction des événements, des candidatures effectives et des campagnes.
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Comment lire ces chiffres sans surinterpréter
Même si ces baromètres alimentent beaucoup de commentaires, il est essentiel d’appliquer quelques précautions de lecture.
D’abord, un niveau de popularité n’est pas un jugement sur une action précise : c’est une appréciation globale, qui agrège des perceptions très différentes (style, crédibilité, proximité, bilan supposé, fatigue politique, etc.). Ensuite, un écart de quelques points peut parfois relever de la marge d’erreur, même si les évolutions marquées au sein d’un électorat (comme une baisse de 10 points dans un camp) sont, elles, plus difficiles à balayer d’un revers de main.
Enfin, le contexte compte énormément. Les périodes de débats budgétaires, de tensions parlementaires ou de controverses médiatiques pèsent souvent sur l’exécutif. À l’inverse, certaines annonces ciblées peuvent améliorer temporairement l’image d’un ministre dans des segments spécifiques, même si l’opinion générale reste majoritairement négative.
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Méthodologie : un sondage en ligne auprès de 1 000 personnes, du 14 au 15 janvier
Dernier point, indispensable pour rester factuel : la méthodologie. Le sondage mentionné a été réalisé en ligne du 14 au 15 janvier 2026, auprès d’un échantillon de 1 000 Français représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. C’est une précision importante : elle rappelle la taille de l’échantillon, le mode de recueil (internet) et le cadre technique utilisé pour construire la représentativité.
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C’est aussi la raison pour laquelle les médias qui relaient ces résultats rappellent généralement qu’il s’agit d’une photographie du moment, sans valeur prédictive : utile pour comprendre une dynamique d’opinion, mais insuffisant pour conclure à lui seul sur une trajectoire politique à moyen terme.
En résumé, cette vague de janvier 2026 met en avant trois messages forts : une impopularité très élevée pour Emmanuel Macron (y compris dans une partie de son socle), une évolution contrastée pour Sébastien Lecornu avec des gains chez certains sympathisants de gauche, et un duo Bardella / Le Pen qui reste en tête des personnalités associées à la présidentielle 2027 dans ce baromètre.
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