Culture

Emmanuel et Brigitte Macron : une centaine d'objets précieux volés à l’Élysée par un employé fait scandale

03 janvier 2026 - 22 : 05
par Clémence Un employé de l’Élysée est accusé d’avoir dérobé une centaine de pièces de porcelaine de collection utilisées lors des réceptions officielles d’Emmanuel et Brigitte Macron. Une affaire judiciaire qui secoue le palais présidentiel.

L’image feutrée et ultra-sécurisée du palais présidentiel a été sérieusement écornée par une affaire aussi inattendue que gênante. Ce jeudi 18 décembre, devant le tribunal correctionnel de Paris, trois hommes ont comparu pour le vol et le recel de pièces de porcelaine appartenant à l’Élysée, utilisées lors des réceptions officielles d’Emmanuel et Brigitte Macron.

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Une centaine d’objets de collection auraient ainsi disparu au fil des mois, dans un trafic savamment dissimulé à l’intérieur même du palais. Si l’affaire se déroule loin des projecteurs politiques habituels, elle soulève pourtant de nombreuses questions sur la sécurité, la confiance et les failles possibles au cœur de l’une des institutions les plus surveillées de France.

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Des pièces de porcelaine précieuses disparues au fil des réceptions officielles

Les faits révélés par l’enquête sont aussi surprenants que troublants. Selon les éléments présentés devant la justice, plus d’une centaine de pièces de porcelaine de la Manufacture de Sèvres ont disparu de l’Élysée sur une période de plus de deux ans. Il s’agirait principalement de tasses, assiettes et éléments de service utilisés lors de dîners d’État, de réceptions diplomatiques ou d’événements protocolaires organisés sous la présidence d’Emmanuel Macron.

Ces pièces n’étaient pas de simples objets du quotidien. Commandées en 2018 pour un montant avoisinant les 500 000 euros, elles faisaient partie du service officiel de l’Élysée, conçu pour incarner le savoir-faire français et le prestige de la République lors des rencontres internationales. Leur disparition progressive n’a pourtant été détectée qu’après un signalement interne, déclenchant une enquête de grande ampleur.

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Un employé clé de l’Élysée au cœur des soupçons

Au centre de cette affaire figure Thomas M., maître d’hôtel argentier à l’Élysée depuis plus de cinq ans. Un poste stratégique et hautement sensible. Chargé de dresser les tables officielles, de gérer les stocks, d’assurer les inventaires et de superviser la vaisselle utilisée lors des événements d’État, il bénéficiait d’un accès privilégié aux réserves du palais présidentiel.

Selon les enquêteurs, les vols auraient été commis de manière progressive, pièce par pièce, afin de ne pas éveiller les soupçons. Pour masquer les disparitions, l’employé aurait falsifié les inventaires, modifiant les registres internes afin de dissimuler les manques. Une méthode qui aurait permis au trafic de se poursuivre pendant de longs mois sans être détecté.

Face aux juges, l’homme de 40 ans a reconnu les faits. Il a depuis démissionné de son poste fin novembre, mettant un terme à une carrière jusqu’alors discrète mais essentielle au bon fonctionnement du protocole présidentiel.

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Un réseau bien rodé entre l’Élysée, le Louvre et les collectionneurs

L’enquête a rapidement révélé que Thomas M. n’agissait pas seul. Pour écouler les pièces dérobées, il aurait été aidé par son compagnon, Ghislain M., un antiquaire et collectionneur de porcelaine de 30 ans, employé comme gardien de salle au musée du Louvre. Un profil atypique, décrit par son avocat comme passionné d’histoire et spécialiste de la porcelaine de la Manufacture de Sèvres.

Une troisième personne, basée à Versailles, aurait également participé au recel et à la revente de certaines pièces via des réseaux spécialisés et des collectionneurs privés. Selon une source proche du dossier, la quasi-totalité des objets a été retrouvée au domicile du gardien du Louvre, seules quelques pièces ayant été revendues avant l’intervention des autorités.

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Une passion qui vire au dérapage judiciaire

Lors de l’audience, l’avocat de Ghislain M. a tenté de contextualiser le parcours de son client. Il a expliqué que ce dernier reconnaissait les faits et avait pleinement collaboré avec les enquêteurs, évoquant une passion dévorante pour la porcelaine ancienne qui aurait fini par le dépasser.

Présenté comme un jeune homme au profil intellectuel singulier, travaillant même sur un projet de livre consacré à la Manufacture de Sèvres, il se serait « perdu dans sa passion », selon les termes de sa défense. Une ligne de défense qui n’efface toutefois pas la gravité des faits reprochés, compte tenu du caractère symbolique et institutionnel des objets volés.

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Une affaire embarrassante pour l’image de l’Élysée

Même si Emmanuel et Brigitte Macron ne sont à aucun moment mis en cause, cette affaire n’en demeure pas moins délicate pour la présidence. Le palais de l’Élysée incarne, dans l’imaginaire collectif, la rigueur, la sécurité et l’exemplarité de l’État. Apprendre qu’un trafic a pu s’y développer pendant plus de deux ans, depuis l’intérieur même de l’institution, pose inévitablement la question des contrôles internes.

Selon les informations communiquées, le préjudice financier est estimé à plusieurs dizaines de milliers d’euros, bien en-deçà de la valeur symbolique et patrimoniale des pièces concernées. L’affaire pourrait néanmoins conduire à un renforcement des procédures d’inventaire et de surveillance au sein des services du palais.

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Des mesures judiciaires immédiates avant le procès

À l’issue de leur garde à vue, les trois hommes ont été placés sous contrôle judiciaire. Ghislain M. s’est vu interdire d’exercer son travail au musée du Louvre, une décision d’autant plus lourde que l’établissement a récemment été la cible d’un cambriolage, renforçant la vigilance autour de ses employés.

Tous se sont engagés à restituer les objets encore en leur possession. Le procès est fixé au 26 février prochain, date à laquelle la justice devra déterminer les responsabilités exactes de chacun et les sanctions appropriées pour vol et recel de biens appartenant à l’État.

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Une affaire révélatrice des failles humaines au sommet de l’État

Au-delà des chiffres et des qualifications pénales, cette affaire rappelle une réalité souvent occultée : même les lieux les plus sécurisés restent dépendants de la confiance accordée aux femmes et aux hommes qui y travaillent. À l’Élysée comme ailleurs, la faille humaine demeure la plus difficile à anticiper.

Pour Emmanuel et Brigitte Macron, cet épisode judiciaire restera sans doute comme un incident regrettable, mais révélateur des défis permanents que pose la gestion d’un patrimoine d’exception, à la croisée de l’histoire, du prestige et de la fragilité humaine.

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Clémence
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