Après la chute du gouvernement de François Bayrou, Emmanuel Macron doit désigner son septième Premier ministre depuis 2017. Une décision annoncée « dans les tout prochains jours » par l’Élysée.

Mais si le calendrier est encore incertain, l’historique des nominations précédentes donne quelques indices sur la manière dont le chef de l’État gère ces moments de crise.
Lire aussi : Emmanuel et Brigitte Macron visés par un nouveau scandale : l’ancien jardinier de l’Élysée a publié une vidéo virale
Bayrou sur le départ, le suspense sur son successeur
François Bayrou doit remettre sa démission ce mardi 9 septembre, après avoir échoué à obtenir la confiance des députés. L’Élysée n’exclut pas que son successeur soit nommé dans la foulée, afin que le président ne se retrouve pas seul face à la contestation sociale attendue dès mercredi avec le mouvement « Bloquons tout ». Mais si la décision n’intervient pas dans l’immédiat, elle devra être prise avant le départ d’Emmanuel Macron à New York les 22 et 23 septembre, où il doit représenter la France à l’ONU pour la reconnaissance de l’État de Palestine.
Lire aussi : François Bayrou entre dans le top des Premiers ministres les plus éphémères
Les délais des six Premiers ministres précédents
Depuis son arrivée à l’Élysée en 2017, Emmanuel Macron a expérimenté toutes les options : de la nomination éclair à l’attente interminable.
-
Édouard Philippe : nommé le 15 mai 2017, soit un jour après l’investiture de Macron.
-
Jean Castex : choisi le 3 juillet 2020, seulement quelques heures après la démission d’Édouard Philippe.
-
Élisabeth Borne : désignée le 16 mai 2022, deux heures après la démission de Castex.
-
Gabriel Attal : nommé le 9 janvier 2024, un jour après la démission d’Élisabeth Borne.
-
Michel Barnier : record de lenteur avec 51 jours d’attente avant sa nomination le 5 septembre 2024, après le départ de Gabriel Attal.
-
François Bayrou : installé à Matignon huit jours après la chute du gouvernement Barnier, en décembre 2024.
Lire aussi : Après Bayrou, qui pourrait devenir le prochain Premier ministre ?
Entre rapidité et attente stratégique
Cette rétrospective montre que Macron privilégie souvent des nominations rapides pour éviter le vide du pouvoir. Trois Premiers ministres (Castex, Borne et Attal) ont été nommés en moins de 24 heures. Mais l’épisode Barnier prouve que le président peut aussi prendre son temps, au risque d’aggraver l’instabilité politique. Ce délai historique avait été critiqué comme un signe d’hésitation et d’isolement.
Lire aussi : Démission de François Bayrou : à quels privilèges aura-t-il droit en tant qu’ex-Premier ministre ?
Une décision sous pression
Le choix du successeur de Bayrou est particulièrement sensible. Outre le budget 2026 à préparer avant le 31 décembre, Emmanuel Macron doit gérer la contestation sociale, les appels à la dissolution et la menace d’une dégradation de la note de la dette française par l’agence Fitch. Nommer rapidement un Premier ministre permettrait de montrer que l’État garde la main. Mais un choix trop précipité pourrait fragiliser encore davantage un exécutif déjà contesté. Emmanuel Macron tranchera-t-il en quelques heures, comme pour Castex et Borne, ou prendra-t-il plusieurs jours, comme pour Bayrou ? Réponse imminente.
Découvrez maintenant Emmanuel et Brigitte Macron visés par un nouveau scandale : l’ancien jardinier de l’Élysée a publié une vidéo virale et « Ça ne m’énerve même pas » : l'actrice Golshifteh Farahani répond aux rumeurs d'une liaison avec Emmanuel Macron.
Lire aussi : « Macron veut que tu arrêtes » : Candace Owens révèle une conversation surprenante avec Donald Trump