Un procès royal en musique
Sting — de son vrai nom Gordon Matthew Sumner — est désormais au centre d'un procès en cours devant la Haute Cour de Londres. Ce sont ses ex-acolytes du mythique groupe The Police, le guitariste Andy Summers et le batteur Stewart Copeland, qui l'ont assigné en justice, réclamant des millions de livres en droits d’auteur impayés.
Une plainte basée sur les royalties de "Every Breath You Take"
Au cœur de la contestation : le hit planétaire "Every Breath You Take", écrit et crédité exclusivement à Sting, sorti en 1983. Summers et Copeland dénoncent le fait qu’ils n’ont jamais reçu de crédit d’auteur, ni touché de royalties, malgré une implication artistique déterminante sur le morceau. Ce titre, incontestablement emblématique, lui rapporte chaque année un montant estimé à plus d’un demi-million de livres (environ 637 000 €), selon les estimations, ce qui alimente le ressentiment des deux musiciens.
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Une porte close à l’amiable
Les affaires judiciaires entre anciens membres de groupes ne sont pas rares, mais celle-ci se distingue par son entêtement. Selon les informations disponibles, des tentatives de règlement à l’amiable ont été engagées pendant plusieurs mois, mais ont échoué. Face à l’impasse, Summers et Copeland ont choisi de saisir la justice pour faire reconnaître leur contribution non rémunérée et obtenir “des dommages et intérêts élevés”.
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Une fracture ancienne et mal cicatrisée
L’histoire du groupe The Police est marquée par des tensions dès ses débuts. Formé en 1977, le trio a rapidement connu un succès mondial, avec des tubes comme “Roxanne”, “Message in a Bottle” et celui au cœur de la polémique. Les rivalités internes, les enjeux créatifs, les luttes d’ego ont conduit au divorce définitif du groupe dès 1984. Malgré une brève reformation pour une tournée mondiale en 2007-2008, les blessures restent palpables, comme le laissent transparaître les confidences de Summers sur leur personnalité et leurs rapports de force.
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La réponse de Sting, restée vague
Interrogé par son attaché de presse, Sting a démenti tout lien direct entre cette action et "Every Breath You Take", sans fournir d’explication plus précise. On ignore encore quelle sera la stratégie de sa défense. Son histoire personnelle semble être celle d’un artiste reconnu auteur exclusif, tandis que ses anciens compagnons cherchent à réhabiliter une perception de leur contribution créative effective.
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Les enjeux d’un procès aux retombées multiples
Si Summers et Copeland obtenaient gain de cause, cela marquerait une réécriture symbolique de l’histoire du tube, mais aussi un choc juridique pour les droits d’auteur dans la musique. Le verdict pourrait ouvrir la voie à d’autres revendications similaires et faire réinterroger les pratiques de crédit dans les compositions partagées. Pour Sting, c’est aussi une question d’image : celle du musicien solitaire face à celle d’un créateur ayant bâti son œuvre sur des collaborations non reconnues.
Une attention médiatique renforcée par ces chiffres colossaux
Le procès intervient après une opération majeure : la vente du catalogue complet de chansons de The Police par Sting à Universal Music il y a quelques années, contre plusieurs centaines de millions de dollars. Le caractère lucratif de ce catalogue renforce le litige : Summers et Copeland estiment qu’ils doivent bénéficier d’une part de ces revenus.
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En résumé
Sting est assigné en justice par Andy Summers et Stewart Copeland, qui réclament des millions de livres en droits d’auteur non perçus pour le tube mondial Every Breath You Take, auquel ils disent avoir contribué mais sans avoir reçu de crédit ni de rémunération. Après des tentatives infructueuses de règlement à l’amiable, le conflit est désormais devant la Haute Cour de Londres. Ce procès pourrait avoir des conséquences majeures sur les pratiques d’attribution de droits dans l’industrie musicale, et pourrait bien redéfinir l’héritage créatif d’un des plus grands succès des années 80.
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